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samedi 28 mars 2020

France2022 : Lutte efficace contre les épidémies virales à venir et autres désordres sanitaires



« Les crises, les bouleversements et la maladie 
ne surgissent pas par hasard. 
Ils nous servent d'indicateurs pour rectifier une trajectoire,
 explorer de nouvelles orientations, 
expérimenter un autre chemin de vie. »


Carl Gustav Jung



Avertissement : ici, nous n'indiquerons pas comment résoudre la crise du moment. Elle est multifactorielle et pose plusieurs problèmes de natures différentes. Même ceux qui sont spécialistes d'une question, d'un facteur bien précis, ont du mal à s'entendre. Inutile voire nuisible d'aller ajouter un point de vue curatif censément incomplet et imparfait. En revanche, rien ne nous interdit de voir plus loin et d'anticiper. Rien ne nous interdit non plus d'analyser la situation présente afin de penser et d'agir comme nous y exhorte Car Gustav Jung dans les propos placés en exergue de cette tribune. (*)

(*) Notamment, afin de préparer le déconfinement : chaque parti politique, entre autres acteurs, a un rôle à jouer dans cette affaire à l'image des mises en garde de la France Insoumise.

1. En ce moment, c'est la COVID-19 qui met la planète sens dessus dessous. Demain quel autre virus, quelle autre zoonose ?

2. Pourquoi cette attaque contre le système respiratoire des êtres humains ? Sans doute y a-t-il là matière à réflexion. Pourquoi les poumons ? Pourquoi cet organe essentiel pour toute personne, celui par lequel nous recevons la seule nourriture indispensable, même sur une très courte période (*) ? Sans oxygène, aucun de nous ne peut tenir plus de quelques minutes tandis qu'il est possible de se passer d'eau plus longtemps. Pourquoi cet émonctoire par lequel le corps peut éliminer les acides faibles ? Voir à ce sujet : "Comment aider nos poumons à évacuer un maximum de toxines ?"

(*) Si bien que l'assistance respiratoire ne suffit pas à rétablir le déficit provoqué par les attaques de la covid-19 : ceux qui échappent à la mort ont parfois de très graves séquelles.

3. Les cartes de propagation et de mortalité coïncident avec les fortes concentrations urbaines et les zones où l'air est davantage pollué. Il semble de plus en plus probable qu'une forte densité en particules fines contribue à faciliter la propagation d'un virus qui serait capable de rester en suspension dans l'air. Les personnes qui sont atteintes gravement et celles qui décèdent auraient-elles des séquelles pulmonaires ou d'autres affections cachées résultant d'une mauvaise qualité de l'air qu'elles ont respiré ou d'un ensoleillement trop faible (d'où une carence en vitamine D, protectrice des voies respiratoires) ? Seraient-elles plus sensibles à certains polluants ? Ont-elles ingéré des substances qui ont affaibli une partie de leurs défenses immunitaires ? Si, oui lesquelles ? ...

4. Sans avoir encore toutes les réponses aux questions qui se posent, il est probable que nous lutterons efficacement contre les épidémies en réduisant nettement l'usage des innombrables polluants qui fragilisent les organismes sensibles à leur présence (*). Cette dépollution implique de revoir nos modes de production et de transport, nos façons de vivre comme nos manières d'envahir, d'exploiter et de détruire les éco-systèmes sauvages.

(*) Au rebours des affirmations péremptoires de certains commentateurs imbus de leur savoir qui prétendent qu'il faudrait complètement déconnecter les problèmes sanitaires des questions écologiques !

5. Nous ne savons pas encore et saurons-nous combien de personnes ont contracté le virus Sars CoV 2 sans paraître trop en souffrir ? Qu'est-ce qui, en elles, leur aura permis de résister ? Une lutte efficace devrait-elle passer par la multiplication des tests pour limiter la propagation ? Tous les experts ne sont pas du même avis. Le gouvernement français vient de faire en sorte (fin mars 2020) que des tests nombreux soient disponibles mais faute d'une mise en oeuvre vigoureuse des progrès en biologie moléculaire et d'une production autochtone des réactifs (comme à l'IHU de Marseille pour des coûts défiant toute concurrence), trop de tests manquent de fiabilité (*). En prévision d'une période de déconfinement, dépister les cas positifs deviendra incontournable. Ce dépistage à grande échelle ne serait-il pas également utile pour être en mesure d'identifier et d'étudier les cas sans gravité afin de déterminer ce qui les a protégés des ravages constatés sur ceux qui ont été très sévèrement atteints ? Dépistage à grande échelle qui ne doit pas éliminer l'examen préalable des signes cliniques et qui ne doit pas conduire à de très mauvais choix d'allocation budgétaire.

(*) L'Allemagne et la Corée du sud paraissent avoir contenu la mortalité imputable au Sars CoV 2 avec des taux de létalité inférieurs à 1%. Ce résultat ne doit pas cacher qu'en augmentant le nombre de cas positifs détectés, on réduit le quotient de la division du nombre de décès par le nombre de cas.

6. Comment éviter, notamment, que l'infection entre dans une phase aiguë nécessitant des tentatives de réanimation ? Suffit-il seulement d'essayer de déplacer et d'amortir le pic des manifestations critiques risquant de saturer les capacités d'accueil en réanimation ? En dehors du confinement (?) et, surtout, des mises en quarantaine qui limitent les possibilités de transmission du virus, quels sont les autres rituels à mettre en place pour que chacun, même infecté, n'entre pas dans une séquence critique voire mortelle ? Quels conseils d'hygiène donner ? Quels ingrédients, quels nutriments, quelles vitamines (*), quels exercices privilégier (**) ? De la part des émetteurs d'informations les plus en vue, le silence médiatique entourant les bonnes pratiques à instaurer pour renforcer l'immunité indique nettement que nous avons encore bien des progrès à faire en matière de prévention et de connaissance largement répandue au sujet du fonctionnement du corps humain et du vivant en général.

(*) Une carence en vitamine D réduit les défenses immunitaires protégeant les voies respiratoires tandis qu'une injection de vitamines C en intraveineuse à des doses massives évite des complications infectieuses. Notons au passage qu'une supplémentation en vitamine D est d'autant plus utile après un confinement qui aura accentué l'un des travers de la saison hivernale : le manque d'exposition au soleil.

(**) Il serait certainement bon qu'une très large publicité soit faite à toutes les initiatives citoyennes d'intérêt qui présentent des pratiques d'hygiène utiles au renforcement de la santé. Par exemple ici : des exercices respiratoires proposés par Julien Moreno, ostéopathe à Montpellier qui, par un sens pédagogique bien aiguisé, met en lumière les multiples bienfaits d'un travail de relâchement du diaphragme. Soit, non seulement une réduction du mal de dos mais aussi de multiples répercussions positives sur d'autres fonctions essentielles du corps humain, tant sur le plan physique que psychique.

7. Comment sortir des guerres intestines du monde médical, entre organismes comme au sein même du ministère ? Sont-elles à ce point inévitables comme en tant d'autres domaines ? Qu'est-ce qui alimente ces guerres ? S'agit-il seulement de querelles d'ego ou d'un mal plus systémique, un mal relevant d'une mauvaise organisation de la recherche clinique et même de défauts de méthode (*) ou encore de normes et de règlements inadaptés ou d'un académisme moralisateur, conformiste et attentiste qui ne sait pas réagir et travailler en situation d'urgence (**) ?

(*) Dans l'affaire chloroquine, Claude Rochet montre comment une partie du monde médical et de ses affidés versent dans l'outrance, l'erreur et l'errance par une conception erronée de la preuve scientifique. 

En parallèle (31 mars 2020), Hervé Seitz met en garde contre l'affirmation trop hâtive et mal fondée de l'efficacité d'un traitement à base d'hydroxychloroquine. Il va même jusqu'à accuser Didier Raoult de charlatanisme en cette affaire. Ce qui est aller vite en besogne puisque son accusation se fonde sur la publication de données contestables : il n'y a pas eu, en l'occurrence, de tentative de camouflage ou de tromperie. Tout spécialiste des expériences en cause est à même de formuler des critiques. L'accusation de charlatanisme tend également à jeter le discrédit non pas sur une personne isolée qui voudrait se faire mousser mais sur toute une équipe que le professeur Raoult a pris soin de mobiliser pour une lutte courageuse, audacieuse et sans retard. Enfin, cette accusation passe sous silence deux précisions d'importance : d'une part la nécessité absolue d'intervenir au plus tôt pour éviter une évolution vers une pneumonie ; d'autre part l'emploi conjoint d'un antibiotique, l'azothromycine, particulièrement indiqué dans les affections respiratoires et qui a l'avantage d'avoir aussi une action antivirale.  

(**) Voir à ce sujet la charge d'Idriss Aberkane à l'encontre des attentistes (23 mars 2020)

Le professeur Henri Joyeux apporte sa contribution et conforte le point de vue d'Idriss Aberkane dans sa tribune en date du 2 avril 2020 : "Un vrai médecin en temps de guerre" en insistant sur le rôle essentiel du zinc, oligo-élément à prescrire notamment dès l'apparition de perte d'odorat et/ou de goût, symptôme plus fréquent chez les personnes âgées, à la fois sujettes aux carences en zinc (et à la vitamine D). Voici le début de sa tribune :

"Le professeur Didier Raoult est avant tout un vrai clinicien, observateur, chercheur, décideur. Il applique en conscience ce que son immense expérience lui a appris. Face à l’urgence il n’attend pas la multiplication des comités, des réunions inutiles, des jalousies stupides des collègues qui courent les ministères et les plateaux de télévision parisiens. Pas plus que les infos de quelques journalistes médecins ou ministres qui nous ont rassurés sans rien savoir ou en sachant…" (suite)

8. Comment se fait-il que les plus brillants esprits des pays développés se détournent de la recherche au profit de situations professionnelles plus en vogue et plus rémunératrices tandis qu'en Asie, en Amérique latine et en Afrique se lèvent des étudiants remarquables ? Pourquoi la soif de connaître, de chercher et de trouver est-elle devenu si rare dans nos pays ? Ne serait-ce pas que nous vivons dans l'illusion d'avoir tout élucidé alors qu'il reste tant à explorer et à découvrir ? Voir à ce sujet l'analyse percutante qu'en faisait Didier Raoult en 2013.

9. Pour lutter efficacement contre les fléaux, une chose est sûre : nous devrons faciliter le rétablissement et les remises en ordre de bataille d'un corps médical sinistré par la licence de l'IVG (*). Encore à ce jour, l'avortement tue beaucoup plus chaque jour en France et tout au long d'une année que le Sars CoV 2 et que d'autres causes de mortalité réunies pourtant très sévères et fréquentes. Tandis que des personnels soignants se dévouent corps et âme, au péril de leur équilibre et de leur santé, pour sauver des malades, des "confrères" médecins continuent à donner la mort sous couvert de légalité mais de façon illégitime c'est-à-dire par le renversement du droit le plus élémentaire : la défense du plus faible contre un plus fort que lui-même. Tant que nous n'aurons pas reconnu que cette situation est intenable dans la durée, nous aurons beaucoup de mal à transformer ce qui favorise les dérèglements et les catastrophes. Nous devons abolir sans tarder la peine de mort à l'encontre de tous les êtres en gestation. Il en va de la santé du corps médical dans son ensemble et de la société tout entière.

(*) En pleine crise sanitaire, quelques esprits fatigués s'inquiètent de la diminution des demandes d'IVG en France tandis que d'autres essaient de profiter du moment pour allonger la période d'autorisation (12 à 14 semaines). Si la diminution des demandes d'IVG devait conduire à des avortements hors délai et à des prises de risque inconsidérés, oui il faudrait s'en alarmer mais si elle devait engendrer davantage de naissances finalement accueillies avec reconnaissance et avec joie, nous n'aurions qu'à nous en réjouir. Notons ici, qu'il fallait malheureusement s'attendre au scandale en cours dans les EPHAD : faute de places dans les hôpitaux, un décret paru au journal officiel le 29 mars vient d'autoriser la sédation des malades par injection de Rivotril, c'est-à-dire leur potentielle mise à mort accélérée. Quand le bois vert est massacré par le recours massif à l'IVG, le bois presque mort ne bénéficie plus d'aucune protection.

10. Même si le nombre de malades du Sars CoV 2 devait encore sensiblement augmenter, il est possible qu'il reste très inférieur à celui d'autres affections plus contagieuses et provoquant davantage de décès (*) mais qui n'engendrent pas un engorgement des services de santé mal calibrés pour faire face à un afflux de patients réclamant une prise en charge spécifique dans un contexte d'impréparation manifeste et de casse du système de santé publique et privée. 

(*) Il est probable aussi que le nombre de décès imputables directement à la Covid-19 (et non à d'autres infections) restera très largement inférieur à des causes telles que les famines, la malnutrition, les conflits armés, les accidents, les pollutions, ...

11. Les risques d'une épidémie ne sont pas simplement sanitaires : ils mettent en cause nos organisations, en l'occurrence, nos façons d'accueillir et de soigner les personnes.

12. L'IVG est l'un des symptômes les plus nets de l'évolution dangereuse de nos organisations médicales : disposant de moyens surpuissants pour vaincre les crises en temps ordinaire, nous avons pensé pouvoir remédier à tout dans l'urgence. Nous avons laissé se développer une mentalité qui privilégie l'action instantanée et brutale au lieu de lui préférer un travail patient et de long terme en amont. 

13. Comme nous prétendons pouvoir tout résoudre au plus vite, nous avons fait des hôpitaux des lieux de passage éclair où se présentent des personnes de plus en plus gravement atteintes mais aussi un nombre croissant de patients qui ne trouvent plus ailleurs une offre de soin à la portée de leurs moyens (financiers ou de transport) dans une époque où la médecine générale a été mise en difficulté par des décisions politiques du plus mauvais effet. Il est intéressant de noter que ces décisions funestes ont été prises depuis des lustres : dans le courant du mandat présidentiel le plus calamiteux de toute la cinquième république, entre 1974 et 1981. 

14. Nous lutterons efficacement contre les pics épidémiologiques en redonnant aux hôpitaux, en concertation étroite avec une médecine générale beaucoup mieux considérée et traitée, une part de leur vocation de prévention : ils ne peuvent faire face aux crises soudaines qu'en ayant une activité assez large de recherche, de suivi et d'observation (*), activité qui équilibre tous les travaux d'urgence. Ce volet préventif est essentiel : en bien des cas, il éviterait de mutiler des patients par des actes chirurgicaux qui n'avaient pas de raison d'être. Il éviterait aussi d'installer beaucoup de patients dans des états morbides chroniques que des prises médicamenteuses inadéquates ne cessent d'aggraver.

(*) Modèle dont l'IHU de Marseille est un très bon exemple : s'y conjuguent des recherches en microbiologie, des capacités de soin et un travail au long cours de suivi et d'observation.

15. Avant de prendre toute décision mutilante (et a fortiori de mise à mort comme dans le cas des avortements), un patient devrait être vu par un collège de personnes capables d'éclairer la clinique selon différents points de vue. On s'apercevrait, en bien des cas, que des traitements lourds peuvent être évités et que la mise à mort d'un être en gestation est la pire des solutions. Avant de plonger des malades dans le cercle infernal de médications de plus en plus invalidantes, nous ferions bien d'entendre les messages de guérison obtenus par des voies mettant l'accent sur l'hygiène de vie (entendue dans un sens très large).

16. Les hôpitaux doivent également être davantage associés aux actions qui précèdent un éventuel temps de suivi et d'observation. En leur confiant des missions qui ne relèvent pas nécessairement d'un équipement sophistiqué ou d'une pratique de pointe, nous éviterions toutes les décisions aberrantes qui ont consisté à fermer des services sous prétexte qu'ils fonctionnaient trop peu, soit pour être rentables soit pour être assez performants, car ce qui rend un corps médical compétent ce ne sont pas seulement des prouesses exceptionnelles ou des moyens colossaux mais une pratique de terrain (*) sur une grande variété de situations ; une pratique qui s'interdit de tuer. Cette expérience rend beaucoup plus apte à juger des limites de ses capacités et permet, le cas échéant, de confier une intervention délicate à un établissement mieux outillé ou mieux qualifié.

(*) Pratique de terrain qui rappelle que si l'exercice de la médecine puise des ressources dans de multiples progrès scientifiques, cet exercice demeure un art où les mathématiques ont une place raisonnable : non pas un instrument omnipotent mais un auxiliaire de grand intérêt qui n'a pas à tout régenter. L'histoire et le parcours du professeur Didier Raoult illustrent l'importance de revenir à une sélection des étudiants en médecine qui ne repose pas de façon exagérée sur les seules compétences scientifiques : il a lui-même entrepris avec succès des études de médecine après un bac littéraire passé en candidat libre. Pour aller plus loin, voir la tribune : "Réorganisation des médecines françaises". 

17. L'apparition et la propagation du Sars CoV 2 remettent en cause l'aménagement du territoire, notamment l'hyper concentration démographique et son cortège d'effets délétères en zones urbaines où le moindre incident prend une ampleur démesurée. Elle révèle aussi une très curieuse organisation des zones cultivées : saturées de mono-cultures (*) dont certaines sont gourmandes en main d'oeuvre temporaire pour des travaux harassants voire dangereux (par contact ou par inhalation) qui ne tentent plus guère les autochtones. N'est-il pas temps de remettre en cause ce modèle qui n'offre pas une activité attractive et stable tout en maintenant des personnes venues d'ailleurs dans une situation de très grande précarité ? 

(*) Mono-cultures qui entraînent de surcroît l'emploi massif et fréquent de polluants redoutables quand la mise en oeuvre d'une lutte biologique bien pensée ne vient pas atténuer ou faire disparaître les risques encourus par les personnels confinés dans l'espace clos d'une serre ou en présence d'un environnement ouvert mais dégradé et souillé par l'usage intensif de pesticides redoutables.

18. Cette période de confinement interroge nos modes de production,  de consommation et nos façons de vivre. Qu'allons-nous entreprendre pour cesser de manger des tomates tout au long de l'année ou déguster des fraises dès le mois de février sans pour autant avoir recours à des systèmes coercitifs d'un autre âge ? En un mot : comment passer d'une liberté fondée sur un très large éventail d'options à une liberté éclairée par des principes bien fondés et dégagée des contingences extérieures ?

19. Même si la Covid-19 s'avère moins létal que nous pouvions le craindre, il n'en demeure pas moins que les rescapés du Sars CoV 2qui ont traversé une phase aiguë nécessitant plusieurs jours d'assistance respiratoire et de coma garderont des séquelles parfois très lourdes : atteinte grave des voies respiratoires (fibrose pulmonaire) et troubles neuronaux consécutifs au traumatisme subi et aux soins intensifs requis, sans oublier, pour d'autres patients, les conséquences des troubles de la circulation sanguine.

20. Plus que jamais, nous devons ne pas nous satisfaire de nos arsenaux techniques : s'ils permettent de faire face dans un grand nombre de cas, tant que nos capacités ne sont pas débordées, ils ne garantissent pas une sortie de crise sans douleurs et sans regrets. 

21. Nous en venons à l'un des points cruciaux, l'un des défis majeurs de ce temps : sortir du deal et du challenge permanents. Sortir de cette pression que les uns subissent sans trop savoir comment lui résister et que d'autres accentuent par le recours au dopage.

22. Sortir du deal, c'est faire en sorte que le monde des dealers de tout poil soit de plus en plus réduit à la portion congrue, et cela à tous les niveaux.

23. Commençons par un exemple emblématique de l'état de nos sociétés dites "avancées". Mieux vaudrait reconnaître qu'elles sont droguées aux énergies fossiles et pas seulement à toutes les drogues mises au point par des criminels et des assassins voire par des apprentis sorciers qui provoquent l'arrivée brutale aux urgences de nos hôpitaux de jeunes qui se sont empoisonnés avec des produits et des mélanges inconnus des services médicaux, ce qui rend leur tâche de soignants particulièrement difficile. 

24. L'un des symptômes manifestes de l'addiction de nos sociétés dites "avancées" est la réaction des producteurs d'or noir en position de force : s'étant habitués à vivre principalement des revenus que leur procure l'extraction des hydrocarbures, ils s'affolent de la baisse des cours du brut et sont prêts à mettre en péril et même en faillite tous les autres pourvoyeurs d'énergie pour sauvegarder voire pour accroître leur position dominante, pour préserver leurs intérêts et pour conserver leurs capacités de nuisance par financements occultes.

24. Inonder la planète de dollars "pour soutenir l'économie mondiale" dit-on, vouloir émettre des coronabonds ou une floppée d'euros supplémentaires comportent le risque majeur d'entretenir cette culture de l'addiction aux énergies fossiles car ils s'agit de deux monnaies-argent qui facilitent la captation des trésors terrestres par les uns au détriment des autres. Si nous voulons sortir de ce modèle suicidaire, il nous faut inventer d'autres instruments monétaires qui, tout en soutenant nos économies malmenées, vont contribuer à l'émergence d'un monde libéré de l'addiction fossile, non pas contraints et forcés par l'épuisement des réserves, par des pénuries ou des catastrophes mais par des efforts d'innovation soutenus par la création de nouvelles monnaies autochtones de service et d'abondance comme par des efforts bien ciblés et bien orientés pour transmettre aux générations montantes nos propres trésors fossiles, c'est-à-dire l'immensité des savoirs et des savoir-faire, l'incroyable diversité des infrastructures déployées, la pléthore de machines et de robots inventée ... par nos prédécesseurs pour faciliter nos travaux ordinaires et la production d'oeuvres nouvelles. Des trésors fossiles, matériels et immatériels, qui finiront dans l'escarcelle de créanciers véreux et de spéculateurs vénéneux et/ou de régimes plus intelligents et plus industrieux si nous ne comprenons pas de façon renouvelée ce qui est en train de se jouer.








Traduction du titre de la tribune dans d'autres langues :

Wirksamer Kampf gegen Virusepidemien

Effective fight against viral epidemics

الكفاح الفعال ضد الأوبئة الفيروسية

有效对抗病毒流行

바이러스 전염병에 대한 효과적인 싸움

מאבק יעיל נגד מגיפות נגיפיות

Lucha efectiva contra las epidemias virales

Troid éifeachtach i gcoinne eipidéimí víreasacha

Lotta efficace contro le epidemie virali

ウイルスの流行に対する効果的な戦い

Skuteczna walka z epidemiami wirusowymi

Luta eficaz contra epidemias virais

Эффективная борьба с вирусными эпидемиями




samedi 7 mars 2020

France2022 : Energie, éthique et création de monnaie


Suite des tribunes : 




1. L'analyse des productions françaises comme des productions de pays dits "avancés" met à jour un retour massif de l'esclavage : ce qui engendre des corvées ou des pollutions dangereuses n'est plus fabriqué en métropole mais sur des territoires où les personnes et les éco-systèmes sont beaucoup moins protégés par la loi (au sens large : dispositions juridiques, règlements dûment appliqués, traités respectés et coutumes) à tous points de vue : économique, sanitaire, qualité de vie, accidents du travail, assurances, salaires ...

2. Ce système d'esclavage est entretenu par l'émission d'une monnaie (dollar ou euro notamment) dont le taux de change est maintenu à un niveau qui permet d'importer à bon compte : le coût d'innombrables produits est ridiculement bas pour les importateurs laissant ainsi de belles marges de manoeuvre et de gain à toute la chaîne en aval de la production, c'est-à-dire à tous les intermédiaires jusqu'au client final qui, lui aussi, bénéficie de prix sans concurrence locale.

3. Ce système d'esclavage est renforcé par des capacités de productions à très grande échelle dans les pays importateurs qui s'appuient sur la possibilité de s'approvisionner à bon compte en énergie d'origine principalement fossile. "Nos" pays laissent ainsi des groupes gigantesques inonder les marchés locaux des zones où sévit l'esclavage avec des produits bas de gamme qui viennent directement concurrencer les petits producteurs locaux, contribuant ainsi à détruire des pans entiers de l'économie de ces zones, notamment dans le domaine agricole. 

4. Dénoncer à cor et à cri l'imbroglio planétaire qui tente de voiler la part sombre des réseaux économiques modernes ne suffit pas : trop de monde tire partie, à court terme, d'une désorganisation permettant aux uns d'accroître leur avoir et leur bien être au détriment de tant d'autres qui n'ont pas voix au chapitre. A court terme puisque cette désorganisation est fondée à la fois sur un gisement de ressources qui s'amenuise à la vitesse grand V (ajout de mars de 2022 : sur de fortes intrications géopolitiques qui engendrent des zones de vulnérabilité potentielle à la merci du moindre conflit comme nous le rappelle le différend entre l'Ukraine et la Russie) et sur la destruction massive des ressorts du vivant : biodiversité, sol vivant, forêts primaires, faune sauvage, cycles fondamentaux ...

5. Nous sortirons de l'enfer qui s'installe ici et là, qui se profile à l'horizon par une analyse rigoureuse des conditions dans lesquelles sont produits les biens que nous consommons et par inversion des processus qui tendent à réduire le potentiel des systèmes régénératifs. L'une des clefs du succès réside dans le dévoilement des pratiques culturales beaucoup trop gourmandes en apports exogènes, notamment d'origine fossiles. C'est en effet sous l'angle énergétique qu'apparaissent clairement les racines des maux contemporains et, plus largement encore, à la lumière du prisme import/export : toute production qui s'éloigne par trop du principe fondamental de la permaculture "à processus local, ressource locale" est menacée d'extinction.

6. Pour le dire en bref : créer une monnaie nationale de service et d'abondance revient à favoriser l'émergence de pratiques culturales, et plus largement productives, beaucoup plus respectueuses des lois du vivant et, par suite, à engendrer la mise en place de processus industriels qui ne souillent plus la planète et qui n'épuisent pas le capital des ressources non renouvelables. Enfin, point le plus important, cette création de monnaie vise à établir des organisations sociales qui limitent drastiquement les velléités d'exploitation esclavagiste tout en permettant à chacun de développer son génie propre au service du bien commun, non par contrainte dictatoriale ou par mesure disciplinaire d'un autre âge mais par émulation et entraînement joyeux.

7. Il ne s'agit pas en effet de prétendre instituer des sociétés sans défaut qui feraient abstraction des faiblesses humaines. Il s'agit d'encourager les initiatives prometteuses déjà à l'oeuvre en de multiples endroits de la planète Terre et d'en susciter des nouvelles qui prennent modèle sur les mécanismes naturels afin d'enrayer l'effondrement en cours et de relever les immenses défis qui se dressent à nos portes. 

8. Certaines approches, telle la permaculture, nous offrent des pistes à explorer sans tarder, tant que nous disposons encore de réserves d'énergies fossiles abondantes, non seulement pour engager les transitions les plus urgentes mais encore pour préserver le capital encore disponible : rien ne dit que nous puissions aisément nous passer de pétrole, de gaz et de charbon dans les décennies à venir. En revanche, il est des secteurs où décarboner l'économie est possible dès maintenant. L'agriculture est l'un des domaines où le renversement des procédés trop gourmands en énergie est prometteur. Sortir des modèles fortement déficitaires est à notre portée pourvu que nous acceptions d'abandonner les pratiques contre-productives : dégradation des sols, lutte contre le vivant, épandage de poisons, déforestation, suppression des haies, monocultures, irrigation à outrance, abus d'engrais minéraux ...

9. Créer une monnaie nationale de service, c'est favoriser le retour à l'échelon local de ce qui s'est beaucoup trop dispersé à la faveur des mannes d'origine fossile : rendant possible le transport de masses énormes à très longues distances pour des coûts dérisoires, elles ont entraîné l'émiettement des chaînes de valeur industrielle et fait tendre des pans économiques vitaux vers ce modèle émietté si vulnérable aux divers aléas (conflits, incidents de tous ordres, ...) et facteur de dégradation, d'entropie et de désordre à grande échelle.

10. Ce qui vient d'être rappelé méritait d'être signalé : les phénomènes que nous pouvons observer, les nuisances dont ils sont les causes, ... ne résultent pas tant de mauvaises intentions chez des coupables qu'il faudrait à tout prix identifier, dénoncer et condamner mais sont la conséquence de systèmes reposant sur un capital d'énergies d'une densité exceptionnelle et d'un usage très pratique. Il suffit de songer par exemple aux facilités qu'offrent les carburants liquides : grande autonomie, réapprovisionnement très rapide, faible masse ... pour comprendre qu'une manne pareille aiguise les appétits et donne de multiples occasions de s'en servir.

11. A trop vouloir dénoncer tel ou tel acteur, on oublie trop souvent de s'inclure parmi les fautifs : chacun de nous, certes à des degrés divers, nous profitons d'une organisation "fossile" que nous pouvons être tentés d'accuser de tous les maux mais que nous serons dans l'obligation de regretter le jour où, faute d'avoir su préparer sa succession, nous prendrons conscience qu'elle était d'un luxe incroyable. Plutôt que de perdre du temps à critiquer, à dénoncer, à vouer aux gémonies, ... consacrons notre ardeur, notre imagination et nos efforts à concevoir, organiser, mettre en oeuvre de nouveaux modèles de production et de distribution.

12. Nous savons que c'est possible pour la production de nourriture, l'un des domaines les plus menacés par les crises annoncées ; l'un des domaines critiques par excellence : la plupart des combats fratricides ont démarré à la suite de disettes ou de famines.

13. Il est un autre domaine vital où nous avons intérêt à revoir de fond en comble nos façons de procéder : le domaine médical. Comme pour l'agriculture, nous avons cédé à la tentation de nous appuyer sur la sophistication et les méthodes brutales pour remédier aux crises sanitaires. Pour soigner, nous en sommes venus à développer un arsenal de mort qui se retourne aujourd'hui contre les plus vulnérables : les êtres en gestation, les enfants, les personnes handicapées et les personnes âgées.

14. L'arsenal de mort procède en deux temps : multiplication des problèmes de santé par l'instauration de modes de vie néfastes pour les corps et les esprits humains ; remédiation inadéquate aux problèmes ainsi générés.

15. La remédiation inadéquate se résume aux traitements hâtifs et en urgence des symptômes sans étude approfondie des causes et sans tentative de remise en cause de ce qui a favorisé l'émergence de ces symptômes. Soit, au bout du compte, une attitude proche de celle qui a trop souvent cours dans le monde agricole : mauvaises pratiques culturales suivie de remédiations destructrices voire dangereuses.

16. Toute création de monnaie de service et d'abondance serait vaine si elle ne visait pas à restaurer, compléter, amender, développer, ... nos pratiques culturales et médicales, notamment en ouvrant largement l'éventail des recherches et des mises en oeuvre prometteuses, non pas fondées sur des lubies mais sur des systèmes bien étayés aux plans théoriques et pratiques.

17. Toute création de monnaie de service et d'abondance serait également vaine si elle ne contribuait pas puissamment à la phase cruciale que nous vivons en ce moment : transition énergétique et transition écologique, soit deux transitions intimement liées.

A suivre ...

mardi 29 janvier 2019

France2022 : Pour un BREXIT (ou un FREXIT) sans chimères, sans désillusions, sans heurts



Nous nous intéressons ici à l'avenir du processus en cours de séparation entre le Royaume Uni et l'Union européenne. Cette tribune ne déroge pas à l'un des principes qui animent le projet France 2022 : penser la politique française sans la séparer des mouvements de fond qui traversent les autres pays et, a fortiori, les territoires limitrophes de la France ; plus encore, penser les axes du projet France 2022 dans des espaces plus vastes qui incluent la France : Europe, Union européenne, Eurasie, nos voisins immédiats, espace francophone, monde méditerranéen ...

L'occasion nous est donnée ici en effet de présenter sous un autre jour l'un des axes majeurs du projet France 2022 : la création d'une monnaie de service et d'abondance pour réconcilier les tenants d'un Brexit (ou d'un Frexit) impératif et ceux qui craignent que cette rupture n'engendre davantage de difficultés pour le Royaume Uni (ou la France).

A première vue, une troisième voie est possible : transformer la Livre Sterling en monnaie d'abondance et de service selon les principes exposés dans la tribune qui traite de ce thème. Le Royaume Uni deviendrait alors un pionnier en matière d'économie vraiment humaine et d'écologie intégrale.

Cette évolution monétaire est plus simple à envisager pour le Royaume Uni que pour la France puisque nos voisins ont su garder une part de souveraineté que nous avons trop vite abandonnée. 

Comment mettre en oeuvre cette évolution ?

1. Rendre la Livre Sterling entièrement numérique : faire disparaître toutes les coupures en espèces dans un délai raisonnable à bien calibrer ;

2. Suivre ensuite les orientations préconisées en les amendant au besoin et en veillant toujours à jouer sur des effets de levier puissants. Soit, à grands traits :

2a) Régler une part prépondérante de la rémunération des fonctionnaires et des agents contractuels de la fonction publique en Livre Sterling numérique, créée ex nihilo ;

2b) N'autoriser l'usage de la Livre Sterling numérique que sur le territoire du Royaume Uni ;

2c) Interdire le prêt à intérêt en Livre Sterling numérique ;

2d) Générer des Livres Sterling numériques en tant que de besoin pour financer toutes les actions, toutes les aides ... jugées prioritaires à un moment donné, soit sur tout le territoire, soit sur des territoires particuliers.

3. Dans un premier temps, les impôts restent stables ou diminuent légèrement pour réduire nettement l'endettement public. Dans un second temps, les impôts, les taxes et les cotisations qui gênent le développement des activités économiques jugées essentielles sont diminués sensiblement pour donner de l'oxygène partout où le besoin s'en fait sentir, notamment dans les secteurs où sévit une très forte concurrence déloyale.

Traduction automatique par Google du texte ci-dessus. Nos amis anglophones et anglophiles feront preuve d'indulgence à l'égard de cet anglais approximatif, seul moyen rapide et peu coûteux de faire connaître une idée à creuser, peaufiner, améliorer, adapter ...


For BREXIT (or FREXIT) without chimeras, without disappointments, smoothly



Once is not custom, we are interested here in the future of the ongoing process of separation between the UK and the European Union. This forum does not however derogate from one of the principles animating the project France 2022: French political thinking without separating substantive movements across other countries and, even more, the neighboring territories of France;more, think the focus of the project France 2022 in larger spaces including France: Europe, European Union, our immediate neighbors;Francophone area; Mediterranean world ...

The opportunity given to us here in fact present in a different light one of the major axes of the project France 2022: the creation of a currency service and plenty to reconcile the supporters of an imperative Brexit (or Frexit) and those fear that this break will cause more difficulties for the UK.

At first sight, a third way is possible: to transform the British Pound currency abundance and service according to the principles outlined in the platform that addresses this topic . The United Kingdom would become a pioneer in truly human economy and integral ecology.

This monetary evolution is even simpler to look for the UK because our neighbors have kept a share of sovereignty that we have too quickly abandoned. How to implement this change?

1. Make all Sterling Pound digital : remove all the cuts in cash within a reasonable time to calibrate;

2. Then follow the guidelines set  by amending as needed and always making sure to play on powerful leverage. Or, in broad strokes:

2a) Set a predominant part of the remuneration of officials and contract staff of the Public Service in Sterling Pound digital, created ex nihilo ;

2b) Allow the use of digital Sterling Pound  only on the territory of the United Kingdom;

2c) Prohibit loans with interest in digital Sterling Pound;

2d) Generate digital Sterling Pound as necessary to finance all actions, all aid prioritized ... at some point, either on the territory or in specific territories.

3. Initially, taxes remain stable or decline slightly to dramatically reduce public debt. Secondly, taxes and contributions that hinder the development of economic activities deemed essential are reduced significantly to give oxygen wherever the need arises.



samedi 19 janvier 2019

France 2022 : Questions en débat


Depuis le premier mars 2010, l'écriture du projet France 2022 rassemble des réponses possibles aux multiples questions que pose aujourd'hui l'état de la France : pourquoi et comment en sommes-nous arrivés là ? De quels maux souffre notre pays ? Comment y remédier en agissant sur les causes et non pas seulement sur les symptômes ? Quelles sont les causes du mal être français ? Comment hiérarchiser ces causes ou, mieux, comment les ordonner en un tout organique de telle sorte qu'en agissant sur l'une, bien choisie, d'autres s'en trouvent prises en compte de manière favorable ?




Dans cette tribune "Questions en débat", les réponses apportées au fil de l'écriture du projet France 2022 vont être extraites de tribunes antérieures et placées sous les questions auxquelles font écho les directions, les principes, les propositions, les changements ... qui sont la matière même du projet France 2022. Ces tribunes antérieures seront mentionnées tantôt de façon explicite tantôt par un simple lien hypertexte dans le cours du texte ci-dessous.


1. Quels sont les maux dont souffre la France ?

Distinguons les maux dont chacun souffre à un moment ou l'autre de sa vie et les maux du corps social sans pour autant les séparer abusivement en arguant de l'existence d'une frontière qui serait étanche entre sphère privée et sphère publique : chaque mal singulier peut résulter d'un mal plus général et toute particularité d'apparence strictement individuelle peut retentir, de proche en proche, sur un ensemble plus vaste : un foyer, un quartier, un village, ..., un pays tout entier et même au-delà. C'est pourquoi, dès l'origine, le projet France 2022 prend en compte toutes les dimensions qui interfèrent, d'une façon ou d'une autre, avec le champ politique : géopolitique ; économie ; droit ; histoires singulières, particulières ou générales ; sciences ; arts ; ... sans oublier le domaine spirituel, trop souvent relégué au rang d'accessoire tout juste bon à occuper les esprits faibles ou irrationnels !

Nous avons aujourd'hui, sous nos yeux ébahis, les conséquences malheureuses de la relégation voire de l'exclusion des principes spirituels du champ politique, des échelons les plus prosaïques de la nation aux plus hautes sphères du pouvoir étatique. L'une de ces conséquences est même désastreuse : la plupart des "élites" politiques ont cru que seuls les arguments rationnels pouvaient emporter l'adhésion d'un peuple et elles se sont imaginé que seules les sciences (si possible "dures") pouvaient résoudre les problèmes du moment. Parti pris tellement faux et même meurtrier que l'irrationnel a fini par prendre une revanche des plus douteuses : à bien y regarder, les fausses croyances se sont multipliées et elles pullulent au point d'empoisonner les consciences les plus armées. Il n'est pas rare de voir un brillant esprit, comme la France et comme bien d'autres pays savaient si bien les enfanter, partir soudain en vrille, dans un article de presse, dans un livre, au cours d'un débat télévisé, ... tout simplement parce que cet esprit a perdu le sens des proportions et des équilibres dans l'ordre des croyances. Ayant souvent rejeté les croyances vraies mais soi-disant infantiles de sa prime jeunesse, l'orateur ou l'écrivain, le responsable politique ou le commentateur des riches heures du pouvoir, en est venu à gober des inepties desquelles un enfant quelque peu instruit des vérités de foi saurait se déprendre ou se défier. 

Quand nous écrivons : "savaient si bien les enfanter", nous ne voulons pas dire que la France ne sait plus instruire les générations montantes car l'école contemporaine, comme en tous temps et plus encore de nos jours, n'est pas la seule pourvoyeuse de savoirs d'intérêt ou de sottises. Nous prenons acte d'une autre réalité beaucoup plus sombre : la France avait résisté vaillamment aux dérives malthusiennes qui ensanglantent le monde mais elle a fini par capituler sous les assauts de penseurs dérangés et de leurs relais très actifs. Certains de ces énergumènes vont jusqu'à réinterpréter l'histoire de la France pour prétendre que notre politique familiale a été voulue à la fin du XIXème siècle afin de prendre une revanche sur l'Allemagne et d'offrir à nos armées de la chair à canon. Les mêmes sont évidemment incapables de comprendre pourquoi leurs sornettes ont abouti à un équivalent bien plus terrible et bien plus réel : les générations montantes sont devenues, depuis plus de quarante ans, non plus de la chair à canon mais les victimes d'un théâtre de l'ombre où nos enfants sont décimés par milliers, chaque année en France, et chaque jour dans le monde.

Ce mal générationnel qui touche d'innombrables femmes françaises et une multitude de femmes dans le monde n'est pas nouveau mais son ampleur est telle de nos jours que si nous n'y remédions pas sans tarder, nous disparaîtrons, non par la main d'une puissance étrangère mais en raison de l'imbécillité de nos fausses croyances.

Le mal de l'avortement (comme cause et conséquence), vieux comme le monde, a fini par se répandre partout et touche aujourd'hui de plein fouet tous ceux que l'Etat ne protège plus de la folie des hommes. Cette démission du pouvoir central, inscrit dans l'une des lois les plus funestes pour notre pays et de nombreuses nations, fait maintenant le lit d'une cascade d'abandons qui n'épargnent plus personne car si une jeune pousse humaine ne trouve plus les entrailles d'une mère et un foyer dignes pour l'accueillir qui, parmi nous, peut prétendre être à l'abri d'un plus fort que soi ?

De ce dérèglement majeur de nos sociétés contemporaines, le projet France 2022 fait une pierre de touche. Ce choix peut agacer, réjouir ou déranger, qu'importe ! Il part d'un constat que chacun peut faire : dès que des violents passent à l'action, nul n'a plus désormais la garantie d'être secouru ou protégé par une force d'origine humaine et il peut arriver que les forces dites de l'ordre, censées nous protéger finissent par blesser grièvement certains de nos compatriotes se trouvant au mauvais endroit au mauvais moment sans que les blessures infligées puissent être justifiées par un danger imminent ou par une agression à due proportion. 

Chacun semble vivre pour lui-même et ses intérêts immédiats. Penser à long terme, se préoccuper d'autrui serait devenu trop fatiguant pour un être qui ne sait si lui-même sera en vie demain, sera épargné par la fureur d'un monde déchaîné dans toutes ses dimensions géographiques : physique, humaine ou économique.

Cette vulnérabilité de l'homme n'est certes pas nouvelle. Elle date de la nuit des temps. Le drame de nos jours est qu'elle se trouve privée du bouclier de la foi ou, autrement dit, d'un faisceau de croyances savamment ordonnées et librement accueilli dans un coeur ouvert et sain : non pas des lubies fabriquées par un paganisme fertile en racontars mais des points d'appui solides qui, sous une allure dogmatique absolument nécessaire à la fragilité d'esprit de chacun d'entre nous, protègent tout homme des absurdités qui fleurissent dans les cervelles échauffées, les esprits malades et les coeurs venimeux ou revanchards desquels la gratitude s'est envolée sous l'effet d'un traumatisme insoutenable ou par la multiplication d'actes peccamineux non confiés à la Miséricorde divine. 

Il est aisé de rire ou de se moquer de cette présentation succincte de l'un des drames humains qui empoisonne de nombreuses existences mais les faits sont là, têtus, imperméables aux raisonnements foireux, rebelles à toute réduction savante : une vie sans dogmes est condamnée à l'errance. Elle paraît libre de l'extérieur alors qu'elle mène aux esclavages les plus redoutables. Pire, elle y fonce tout droit sans même s'apercevoir de ses méprises car elle se rend prisonnière de ses propres raisonnements. Elle est pure folie alors qu'elle se considère d'une sagesse exemplaire. "Quoi ! dira-t-elle, je me suis affranchie de vérités que l'on m'a imposées et je ne suis pas libre ? Vous plaisantez !". Ce faisant, elle ne s'est pas rendu compte qu'elle vient d'avouer son ignorance d'un point de savoir capital : nul ne peut s'affranchir de lui-même. Nul ne devient profondément libre par ses propres efforts, ses mérites, ses actions. La liberté, la vraie liberté, la liberté intérieure est affaire de grâce surnaturelle. Tout le reste est littérature ( mauvaise littérature ! ). Celui qui prétend se libérer par lui-même est comme le lion de la fable de la Fontaine : son agitation l'emberlificote toujours davantage. Un dogme de bonne tenue - pas un dogme de pacotille, évidemment - agit comme le rat de la fable ou, plus précisément comme une dent de l'animal : elle tranche au bon droit. Elle sait défaire les noeuds qui emprisonnent nos vies. Un dogme authentique n'est pas un obstacle sur le chemin de l'existence. Il est une clef qui ouvre des portes et des horizons insoupçonnés.

Les historiens soucieux d'intégrer le fait spirituel dans leurs analyses de l'époque actuelle savent que le drame de l'athéisme est toujours amplifié par un rejet des dogmes et de leur utilité. Ils comprendront un jour que ce drame aura atteint très tôt l'une des figures de prou de l'Etat français et l'aura conduite dans une impasse quasi sans précédent. Ce qui se passe en France depuis plusieurs semaines (depuis l'automne 2018) est aussi - pas seulement, loin s'en faut - la conséquence d'une perte de foi chez un homme qui fut vivement touché par la grâce mais que le cours d'une existence tourmentée aura privé des lumières de la foi et de ses dogmes protecteurs de toute raison saine.



2. Qui peut agir aujourd'hui pour remédier aux maux de la France et aux maux individuels ?

Tout un chacun ! et qui voudrait participer à l'élaboration du projet France 2022 serait le bienvenu, qu'il soit férocement critique ou pleinement en accord avec son contenu puisque l'un des buts du projet France 2022 est de parvenir à construire une saine Union Nationale.


Pour tout contact, écrire à : france2022@gmail.com

La participation de chacun, en dehors de toute contribution écrite au corps du projet France 2022, est l'objet d'une tribune complète : "Gestes politiques à la portée de chacun d'entre nous" et de plusieurs lettres ouvertes rassemblées dans un blog à part.


3. Remédier aux maux de la France, est-ce suffisant ?

Remédier au mal français à la manière de notre temps est stérile et mortel : diagnostic souvent erroné, prescription trop souvent inadéquate, aggravation du mal dans un très grand nombre de cas !

Diagnostic erroné par manque de recul, de vision à long terme, de principes spirituels solides ; par ignorance des hauts et des bas de l'histoire de France ; par négligence ou encore par méconnaissance des trésors légués à notre pays tout au long des siècles au nom d'une Tradition vivante.

Prescription qui ne vise que les symptômes sans analyser les causes de déclin, de marasme, de stagnation, de pauvretés, de désertifications, d'accidents, de violences, de gâchis, de gaspillages,  ... Choix de mort au détriment des choix de vie et ce dans tous les domaines où prédominent les enjeux vitaux : santé, agriculture, industrie, économie en général, gestion des ressources humaines, politique familiale, enseignement, formation, ...

Au-delà de ce constat que certains contesteront à grands cris (bien inutiles), il est clair qu'un projet politique d'envergure nationale ne doit pas seulement raisonner en termes médicaux et se focaliser à l'excès sur maladies et morbidités car c'est à force de ne voir que certains maux, en occultant les plus graves et en oubliant l'action de la Providence qu'advient le pire : devenir incapable d'envisager l'avenir sous un jour meilleur, sombrer dans un pessimisme d'où l'espérance théologale ne peut plus surgir, étouffée par deux grandes soeurs qui ne vont pas bien. La petite soeur espérance chère à Péguy ne trouve plus aucune main secourable. A ses côtés trotte une mauvaise foi débridée et galope une fausse charité prompte à tuer le moindre gêneur  ...

Nous sortirons vivants de la crise actuelle en rétablissant une vision de long terme qui ne se contente pas d'espoirs assez vains et futiles. Un exemple ? S'imaginer que nos vies individuelles vont finir par se prolonger indéfiniment grâce à des progrès stupéfiants d'une médecine pourtant moribonde alors que l'espérance de vie ne cesse de reculer en France et ailleurs. "Ah bon ?" diront les sceptiques ou les partisans d'une science soi-disant infaillible. "Que nenni !" chanteront les optimistes béats. Ceux-ci et ceux-là oublient que l'IVG a provoqué un séisme sans précédent et que les si belles courbes des statisticiens aveugles ne reflètent qu'une réalité partielle : en refusant de comptabiliser ceux qui sont tués avant terme et ceux qui meurent (de plus en plus nombreux) du stress subi par les femmes enceintes, on enjolive une situation catastrophique et une démographie en berne, une espérance dans les chaussettes.

Alors, remédier aux maux de la France, oui mais pas seulement. Un combat spirituel sans précédent est à mener afin que chaque personne en France découvre, retrouve et suive un chemin d'espérance, de foi et de charité. Trois vertus théologales qui ne vont pas de soi et qui ne peuvent fructifier qu'en terrain préparé et sain. Si les Evangiles insistent tant sur les réalités agraires, ce n'est pas seulement pour être compris d'une société encore peu citadine, c'est aussi pour attirer notre attention sur les merveilles d'un ordre naturel non réductible à la loi de la jungle, à la domination des forts sur les faibles, à la sélection des meilleurs ! Les coopérations intelligentes y sont présentes à profusion et il suffit de les observer avec humilité pour comprendre que nous disposons à livre ouvert de partitions d'une vigueur et d'un dynamisme bien au-dessus de nos petites querelles intestines, de nos mesquineries, de nos crimes ordinaires et de nos violences absurdes.

Enfin, il revient à chacun de prendre son destin en main avec raison et confiance : savoir calculer pour ne pas bâtir en vain et ne pas compter sur ses seules forces ; oublier le gouvernement idéal qui me préserverait de tout aléa et me protégerait des coups du sort ; miser davantage sur l'entraide et la coopération que sur une compétition qui ravage tout ce qui lui fait obstacle quitte à détruire ce qui aurait assuré son succès !




4. En quoi le projet France2022 est-il novateur ?

Le projet France 2022 n'émane d'aucun parti, d'aucun mouvement, d'aucun courant, d'aucune obédience particulière, d'aucune chapelle. Il ne sert et ne servira aucune ambition individuelle. Il est au service de tous. Chacun est invité à le construire, quel que soit son bord politique. Il ne vise aucun syncrétisme. Il tend à rassembler ceux qui étaient dispersés, qui s'empoignaient bêtement ou s'étripaient vertement.

Le projet France 2022 ne date pas d'hier ou d'avant hier. Il n'a pas été rédigé sur un coin de table à la hâte. Nul conseiller en communication n'est venu y mettre son grain de sel car il ne cherche pas à séduire, à tromper ou à berner. Il ne cherche pas non plus à caresser l'électeur dans le sens du poil pour ensuite le tondre sans vergogne. Il provient avant tout d'un regard de foi, d'espérance et de charité sur un pays qui va mal et sur chacun de ses habitants, présents et à venir. Regard qui ne saurait faire l'économie d'une vérité bien assise, d'une stabilité de bon aloi, d'une observation et d'une vigilance de chaque instant. Regard d'un berger à l'écoute et qui veille sur un territoire que conquièrent des mercenaires pour s'emparer indûment de richesses qui ne leur appartiennent pas puisqu'elles sont le lot commun de chacun d'entre nous. (Voir à ce sujet un article de Marianne du 17 janvier 2019 : "Comment ils ont bradé la France ?").

Les idées et les projets véhiculés ici n'attendent pas d'être relayés par des canaux publicitaires mais comptent se propager par l'effet d'un enthousiasme communicatif, à contre courant des modes qui ne cherchent qu'à paraître, quitte à tromper ou à duper. Il aura fallu douze années complètes pour rédiger l'ensemble des documents disponibles librement sur la Toile, période assez longue pour n'être pas dans une course de vitesse sans intérêt. L'urgence ne commande pas de se précipiter. Elle requiert au contraire de se poser, d'observer et de réfléchir longuement.

Novateur sur la forme, le projet France 2022 l'est aussi sur le fond : y figurent des lignes de projet très peu abordées ou esquissées ailleurs d'une façon originale. Il ne se perd pas en mesurettes sans intérêts. Deux grands axes seulement le constituent : la mise en place d'un meilleur équilibre des pouvoirs exécutifs d'une part et le rétablissement d'une souveraineté française malmenée par une Union européenne déficiente d'autre part. En ajoutant un coup d'arrêt aux délires sociétaux qui privent nos concitoyens de mesures et de dispositifs intelligents, nous obtenons l'essentiel du projet France 2022. Ces orientations seraient incomplètes si nous ôtions le volet primordial du travail humain qui souffre depuis des années de traitements inappropriés.


5. Seulement deux grands axes pour un quinquennat ? ! 

Quand nous observons attentivement ce qui s'est passé durant plusieurs septennats ou quinquennats de la présidence de la cinquième république française, force est de constater le manque d'efficacité de politiques débridées, sans ossature, si peu pensées et construites qu'elles ont fait perdre un temps précieux à notre pays. D'abord indigentes sur le fond, elles se sont épuisées à coller des rustines, à réparer leurs propres erreurs, à défaire ce qu'avaient péniblement échafaudé celles qui les avaient précédées, à détruire l'incroyable potentiel de notre pays. Au bout du compte, un gâchis phénoménal qui a conduit notre nation au bord du gouffre. Bien souvent, les projets présidentiels n'avaient aucune consistance et n'avaient pas plus de valeur qu'une publicité mensongère dont le seul objectif était de promouvoir un candidat au détriment de tous les autres.

Ce constat sévère n'exclut pas de timides avancées, plus souvent dues à l'opiniâtreté de quelques élus qu'à une réelle programmation voulue par le sommet de l'Etat de sorte que la France est à la dérive depuis plusieurs décennies : elle vogue au gré des courants animés par des officines puissantes ou par des intérêts privés complètement déconnectés des intérêts vitaux de l'ensemble du peuple français. L'état lamentable de la politique familiale en est l'un des marqueurs et l'un des symptômes les plus flagrants. La déliquescence de nos services publics en est aussi l'un des signes les plus inquiétants. Quant à la banqueroute imminente de nos finances publiques, mieux vaudrait qu'elle soit évitée sans quoi la France sombrerait dans le chaos.

Deux grands axes de développement donc mais deux axes très puissants capables de provoquer un effet de levier sur l'ensemble des politiques utiles à notre pays. Deux grands axes seulement puisque l'on voit bien que la moitié du temps disponible au sommet de l'Etat se consume en règlement ordinaire d'affaires courantes.

Deux grands axes pour la dimension adhocratique d'un projet présidentiel qui tendra à libérer du temps pour un gouvernement national et central qui doit cesser de s'occuper de broutilles pour s'atteler enfin à ce qui en vaut la peine, ce qui mérite d'être traité par lui, ce qui relève d'une compétence régalienne, ce qui est vital pour les Français et pour l'Europe.

Le premier axe a été envisagé dès le début de la rédaction du projet France 2022 : libérer les pouvoirs locaux d'une tutelle imbécile d'un Etat central s'occupant si mal de tout qu'il en arrive, et c'est un comble, à laisser des pouvoirs locaux faire n'importe quoi !

Le second axe, apparu au fil de l'analyse des errances françaises depuis 1974, vise à rétablir la souveraineté d'une nation malmenée, comme bien d'autres en Europe, par la dictature monétaire de l'Euro.

Chacun de ces deux axes a bien entendu été, maintes fois déjà, pensé par des observateurs attentifs du marasme français mais aucun n'a été, nous semble-t-il, jusqu'à émettre l'idée d'une réorganisation complète du mille feuille de la décentralisation et à proposer la création d'une monnaie nationale de service et d'abondance. Pour en trouver une trace sensible, il faudrait pouvoir capter des signaux d'une très faible intensité que le vacarme de l'époque contemporaine étouffe en permanence par ses vociférations tandis que d'innombrables dénis de réalité empêchent les plus clairvoyants d'apercevoir ce qui est en train de germer.

Deux grands axes de politique générale pour cinq années n'exclut pas une multitude de chantiers enfin liés les uns aux autres en un tout cohérent puisqu'il faudra bien réparer ce qui a été détruit en France depuis 1974 et préparer un avenir obéré par une gabegie étatique sans précédent tout en évitant les crises majeures que des années d'errance du pouvoir central en France ont rendu fort probables. Tous les domaines politiques sont en effet concernés par la refonte esquissée dans les tribunes du projet France 2022. Il reste encore un travail de grande ampleur à fournir pour que cette esquisse prenne corps et qu'elle entre dans les faits.

6. Pourquoi et comment participer au projet France 2022 ?

Ayant choisi de ne pas imposer les orientations du projet France 2022 par les voies mondaines et par le recours à des artifices qui trompent les électeurs, son destin est entre les mains de toute personne de bonne volonté qui en a assez de voir son pays s'enfoncer dans une impasse ou se précipiter dans l'abîme.

Bonne volonté d'autant plus nécessaire que le projet France 2022 demande un effort d'adhésion, de confiance et de compréhension susceptible de décourager qui voudrait en prendre connaissance à la légère, sans se donner la peine de lire et d'étudier les tribunes qui le composent. Tribunes le plus souvent à contre courant des idées à la mode.

Bonne volonté requise aussi par l'ampleur du combat à mener contre des forces qui n'ont de cesse d'anéantir ce qui fait la singularité et la richesse de la France pour la soumettre aux diktats malthusiens qui tentent d'imposer en tous lieux du globe terrestre leurs remèdes mortels. 

Comment participer au projet France 2022 ? 

En tout premier lieu par une prière ardente qui libère de toute tentation d'un recours désordonné à de basses pratiques, à des moyens malhonnêtes, à des mensonges grotesques. Par une prière qui donne la grâce de laisser convertir en soi ce qui a besoin de l'être car un projet politique qui n'est pas irrigué par les affluents de multiples conversions personnelles reste lettre morte et demeure incapable de transformer en profondeur un pays tout entier. Un projet politique non soutenu par la prière peut même devenir le pire des cauchemars : il promet une libération qui s'avère être une aliénation et un esclavage de plus.

Après la prière, vient le temps de l'analyse. Travail de démolition et de destruction par excellence, l'analyse décortique le projet et le réduit en mille morceaux afin d'en éprouver la solidité, la cohérence, la pertinence ; afin d'en révéler les failles, les manques, les erreurs ; afin de ne pas en idolâtrer le contenu ou la forme ; afin de ne pas y adhérer sur un coup de tête ou par l'effet d'une séduction ; afin de garder la tête froide et d'être capable de corriger, d'amender, de contester les imperfections d'une esquisse qui a besoin de mûrir.

Une excellente façon de mettre le projet à l'épreuve est de formuler des questions pertinentes ou impertinentes à propos de l'une ou l'autre tribune : ne pas s'en laisser compter, vérifier qu'il n'y a pas de loup, que tout a été bien pensé. Il vous suffit d'adresser vos questions à l'adresse suivante :


france2022@gmail.com

Vous pouvez également apporter tout complément d'information vous paraissant utile à intégrer ici ou là.

7. L'intégralité du projet France2022 est-il aujourd'hui accessible sur la Toile ?

Non, pas encore. Il n'est pas entièrement rédigé ou publié. Il sera aussi complété par des actions destinées à en promouvoir le message dans le champ culturel et artistique puisqu'il s'agit peu à peu d'en faire la matière de discussions familières dans lesquelles chacun peut reconnaître une part de vérité, se situer par rapport à l'ensemble du projet, se prononcer pour ou contre en pleine connaissance de cause. (Voir à ce sujet la question suivante)

8. Comment associer le Parlement au projet France 2022 ?

D'une façon très simple : après les élections présidentielles et le choix par une majorité d'électeurs d'un président digne de porter le projet France 2022, chaque candidat à la députation sera invité à exprimer les points d'icelui auxquels il adhère sans réserve et ceux auxquels il n'adhère pas. Ainsi chaque électeur pourra-t-il se prononcer en connaissance de cause et choisir un candidat qui lui paraît le mieux correspondre à ses propres convictions, que ce soit un candidat adhérant pleinement au projet France 2022, qu'il en soit un timide défenseur ou un un farouche opposant !

Prenons d'emblée un exemple problématique, emblématique et volontairement provocateur : la question de l'IVG. Aujourd'hui, il semble admis qu'il s'agit là d'un droit acquis sans remise en cause possible. Le projet France 2022 s'inscrit en faux contre cette démission suicidaire et prône au contraire, non pas une régression imbécile mais une avancée très significative en faveur de l'aide aux femmes enceintes par diverses mesures inédites, comme par exemple : favoriser une période d'allaitement de longue durée, développer l'accès des femmes enceintes aux cercles de décision au sein des entreprises françaises durant la période de gestation, instituer une garantie de retour à l'emploi même après une absence prolongée, verser une allocation substantielle à toute femme enceinte et à toute mère au foyer (sans, cela va de soi, encourir le reproche d'accentuer le déficit budgétaire ou les charges des entreprises puisque ces nouvelles dispositions seront financées de façon originale).

Tout candidat à la députation sera invité à dire s'il soutient les mesures en faveur des femmes enceintes qui seront énumérées dans le document programmatique du projet France 2022 et selon quel degré de priorité (par rapport à d'autres lignes d'action du projet).

L'approche de la relation Gouvernement - Parlement sera en effet radicalement nouvelle : non plus une majorité identique tout au long d'un quinquennat mais une majorité changeante selon les chantiers mis en route sachant que parmi les lignes d'adhésion ou de rejet figurera évidemment une première ligne d'adhésion ou non à la plupart des propositions du projet France 2022, ligne qui devra être censément en cohérence avec la suite du document !

Les citoyens seront ensuite informés, en temps et en heure, des participations effectives des députés aux débats et aux votes concernant les points sur lesquels les députés se seront engagés lors de leur candidature. Un mécanisme de contestation citoyenne permettra, le cas échéant, d'invalider le vote d'un député n'ayant pas tenu parole. Dispositif contraignant et sans doute difficile à mettre en oeuvre mais qui permettra de sortir d'une fausse démocratie représentative dans laquelle les électeurs ont l'impression d'être pris pour des imbéciles. Depuis des années, ils peuvent constater que le Parlement français adopte des lois qui n'entrent pas du tout dans le champ des attentes et des vues d'une grande majorité de citoyens, lois poussées par des groupes d'influence minoritaires qui n'agissent que pour leur propre compte et au service d'une idéologie marginale, bien loin des intérêts du plus grand nombre.




9. En proposant un seul axe technique novateur : la création d'une monnaie de service et d'abondance, n'êtes-vous pas entrain de vouloir régler les problèmes de l'heure par un simple coup de baguette d'enchanteur, par le recours à une potion magique ?

Votre question et la crainte qui l'inspire sont tout à fait légitimes !

Y répondre demande un long développement en partie esquissé dans la tribune qui traite de ce thème mais il reste en effet un long chemin à parcourir pour mettre en oeuvre l'une des idées phare du projet France 2022 : lever des obstacles institutionnels, techniques, psychologiques ... puis rendre cette mesure effective sans précipitation et avec détermination.

Dans un premier temps, la nouvelle monnaie proposée va :

* stopper net l'accroissement de l'endettement public de la France ;

* faciliter le remboursement anticipé des dettes de l'Etat français et des collectivités locales (qui ont été récemment déconnectées de celles du pouvoir central par un artifice comptable destiné à dissimuler la déroute imminente de nos finances publiques) ;

* permettre de mieux rémunérer les fonctionnaires qui ne font pas partie de la haute fonction publique tout en dopant leur demande de biens ou de services d'origine française ;

* offrir la possibilité d'embaucher davantage d'agents de l'Etat dans tous les domaines où ils sont trop peu nombreux ;

* réduire très nettement le chômage ;

* assainir les marchés financiers ;

* alléger l'impôt des sociétés qui contribuent au plein emploi sur le sol français et à l'enrichissement du patrimoine national, qu'il soit public ou privé ;

* rééquilibrer notre balance des paiements ;

* améliorer l'aide sociale en direction des personnes en difficulté ;

* favoriser la natalité, protéger le temps de la maternité, de la conception jusqu'aux premiers pas de tout enfant à l'école et donc aussi réduire drastiquement le nombre d'avortements volontaires ;

* augmenter les salaires notoirement insuffisants ;

* resserrer l'éventail des rémunérations en euros ;

* donner beaucoup plus de pouvoirs et de champs d'action aux municipalités et aux provinces.

Dans un deuxième temps, la confiance étant rétablie, la situation financière et économique de la France étant assainie et améliorée, la nouvelle monnaie de service permettra d'irriguer les initiatives locales pour des chantiers  touchant les secteurs prioritaires de développement : travail, logement, santé, justice, instruction, formation professionnelle, sécurité, défense, agriculture, réindustrialisation, reprise en main du patrimoine français bradé ... selon les besoins des territoires et de leurs habitants et des chantiers innovants qui préparent l'avenir.

Ce que propose le projet France 2022 ne s'inscrit pas dans le "ruissellement" défendu par ceux qui prônent l'allègement des impôts pour les plus fortunés afin de leur offrir l'occasion d'investir en faveur des autres, d'être plus généreux ... puisque le propre de celui qui possède beaucoup est, le plus souvent, d'amasser davantage pour lui-même. La création d'une monnaie de service et d'abondance s'apparente plutôt à l'osmose : irriguer les besoins primordiaux des personnes par de réelles capacités d'achat non plus au service de jeux spéculatifs mais destinées à renforcer l'appareil productif national de biens et de services.

10. Quelles actions en faveur des banlieues ?

Le projet France 2022 évite soigneusement d'entrer dans les pièges sémantiques mis au point par tous ceux qui ne songent qu'à opposer des Français à d'autres Français ou à des personnes qui n'ont pas la nationalité française. En redonnant beaucoup plus de latitude et de moyens d'actions aux responsables politiques locaux, tout en prévenant les dérapages pharaoniques ou clientélistes, le projet France 2022 mise sur l'intelligence humaine en prise directe avec le terrain, l'intelligence pratique qui ne plaque pas des théories vagues, fumeuses et inopérantes sur des réalités complexes et diverses.

Les acteurs de terrain ont besoin de pouvoir compter sur des personnes ressources qui ont déjà réussi concrètement dans des situations apparemment inextricables. En France, quelques noms sortent du lot. Il suffira ici de n'en citer qu'un : Jean-Louis Borloo que le pouvoir central actuel n'a pas su écouter, faute d'humilité et de connaissance, faute d'une volonté ferme en faveur de territoires abandonnés par une république aux abois, sans vision de long terme et qui se perd dans l'accessoire au détriment de l'essentiel.


11. Quoi de neuf pour la fonction publique ?

Voilà des années que la fonction publique française est mal traitée par des politiques qui n'en connaissent que la crème : la haute fonction publique. Tout le reste est comme une tâche aveugle : une armée de soldats inconnus sur tous les fronts où l'Etat se délite faute de courage, d'intelligence et de charité bien ordonnée.

Les services inestimables que rend une multitude d'agents de la fonction publique ne sont envisagés que sous l'angle des coûts à compresser et tout est mis en oeuvre pour limiter au maximum le nombre de ces parasites que certains voudraient voir disparaître !

Le projet France 2022 prend le sujet à rebrousse poil et n'hésite pas à faire de la restauration de la fonction publique française un chantier majeur du quinquennat à venir : partout où les territoires ont été désertés par un Etat pitoyable, il nous faut rétablir et développer des services publics de premier plan, condition sine qua non pour redynamiser des régions françaises laissées à l'abandon.

Ce travail de fond en faveur des provinces oubliées passe par une réforme sans précédent du financement des actions de l'Etat et, plus encore, des pouvoirs locaux : non plus des impôts qui pénalisent l'ensemble des activités économiques mais une création de monnaie nouvelle entièrement dédiée à la vitalité du tissu social ; non plus une confiscation mortifère que des politiques irresponsables ne savent même pas employer à bon escient mais un flux puissant en direction de projets qui en valent la peine, projets pensés, pilotés et consolidés par des équipes pluridisciplinaires réunissant des acteurs privés et des fonctionnaires ayant retrouvé le goût d'observer, de planifier, de concevoir, d'entreprendre ... au service de populations en attente, depuis longtemps, d'un Etat stratège.

12. Quoi de neuf pour les entreprises françaises ?


Le projet France 2022 prévoit de restaurer la compétitivité de notre tissu agricole et industriel par une mise en concurrence loyale vis-à-vis des appareils productifs hors de France : aujourd'hui, nos entreprises souffrent de biais de concurrence qui ont déjà détruit une bonne part de nos capacités productives, obéré une part de notre avenir agricole et industriel et mis au chômage des personnes qu'un Etat étourdi n'a pas su protéger des ravages de guerres économiques menées par des Etats qui n'ont aucun respect pour les libertés personnelles, la vie des corps intermédiaires ou pour le bien être de populations étrangères. Ces Etats voyous pratiquent sans vergogne l'esclavage, laissent libre cours aux trafics les plus monstrueux, emprisonnent ou assassinent tout opposant qui ose élever la voix et bafouent, jour après jour, les droits les plus élémentaires de la personne humaine.

Dans ce contexte extrêmement tendu, l'Etat français et son pouvoir central se sont montré indignes d'un rôle pourtant essentiel : ne pas abdiquer, ne pas se coucher, ne pas reculer ... face à des potentats et à des pratiques qui non seulement mettent en péril les ressources planétaires mais appauvrissent des millions de personnes victimes d'un saccage, d'un pillage et d'une destruction massive de leur environnement par des intérêts sordides.

Rôle de défense majeur d'un pouvoir central qu'il s'est lui-même rendu incapable d'assumer dès lors qu'il a institué le droit de tuer des êtres en gestation dans le sein maternel. Beaucoup de nos concitoyens ne voient pas encore le lien pourtant bien réel entre ces deux attitudes : délitement de nos capacités productives par abandon de la défense de nos entreprises et destruction des générations montantes par licence abusive. C'est en ouvrant les yeux sur cette réalité-là que nous pourrons enfin sortir d'un marasme, d'une morosité et d'un suicide qui pèsent aujourd'hui de tout leur poids sur une société française en panne et une Europe vieillissante qui ne sait plus à quel saint se vouer.

Et le délitement agricole et industriel est encore aggravé en France par une politique imbécile qui repose sur une fausse idée de l'égalité. Au nom d'un principe aberrant de justice sociale mal comprise, le patrimoine agricole et industriel se transmet très péniblement d'une génération à l'autre de sorte que la France manque cruellement d'entreprises de taille intermédiaire, de PME de taille suffisante, et se prive, là encore de façon suicidaire, de la capacité vitale d'exporter et même de satisfaire sa propre demande intérieure. Un comble pour un pays qui regorgeait de savoir-faire. Et c'est ainsi que nos positions commerciales ne cessent de reculer sur des continents où nous étions autrefois bien présents et où l'avenir du monde est en train de se jouer. Et c'est ainsi que nos marchés intérieurs sont envahis de produits de mauvaise qualité fabriqués à la sauvette par des personnes maintenues sous un joug de fer dans des conditions d'existence misérables.

Restaurer et développer nos capacités productives passent par un allègement de charges multiples et de droits de succession rendu possible par une organisation radicalement différente de l'économie française dans laquelle l'euro aura son rôle à jouer mais fortement tempéré par la création d'une nouvelle monnaie nationale d'abondance et de service.



13. De quels moyens disposez-vous pour faire aboutir le projet France 2022 ?

Sur le plan naturel, le projet France 2022 dispose de moyens limités  puisqu'il ne doit pas être porté par des intérêts privés qui seraient prêts à miser sur lui pour faire valoir leurs propres objectifs. Son élection repose entièrement sur l'intelligence des électeurs qui auront compris ses tenants et ses aboutissants, qui auront apprécié ses principes et qui souhaiteront sa réalisation.

Quant à la mise en oeuvre du projet France 2022, elle repose sur un choix de personnalités vraiment en accord avec l'ensemble du projet, sachant mettre leur ego en veilleuse, capables de jouer collectif et de penser d'une façon originale, faisant preuve d'une grande imagination, de beaucoup de rigueur et d'une intégrité sans faille.

Enfin, les personnes choisies pour mettre en oeuvre les orientations du projet France 2022 seront animées par un esprit de foi leur faisant toujours privilégier le recours au jeûne et à la prière, plutôt qu'au coup de force, pour obtenir un résultat qui dépasse largement les espérances les plus folles puisqu'il ne s'agit pas de gouverner et de légiférer à la petite semaine mais de voir loin et d'anticiper les conséquences des profondes mutations en cours.

14. Quel est l'agenda du projet France 2022 ?

D'ici à la fin 2020, poursuivre la rédaction du projet en l'enrichissant de tout apport susceptible de l'améliorer et le promouvoir par de multiples actions connexes, notamment culturelles.

Au cours de l'année 2021, former les équipes qui porteront le projet France 2022.

Après l'élection remportée en 2022, voici dans les grandes lignes, l'agenda du projet :

1. Jusqu'à décembre 2022  : création de la couronne française, monnaie nationale de service et d'abondance et mise en place de la structure bancaire requise ;

2. Début 2023 : conversion d'une part substantielle de la rémunération des fonctionnaires en couronne française ; embauche de fonctionnaires ou d'agents contractuels de la fonction publique dans tous les domaines en manque de personnel.

3. En 2023 : mise en orbite des mesures rassemblées au n° 9 de cette tribune.

4. En 2024 : année des jeux olympiques d'été en France. Réorganisation des pouvoirs exécutifs en France.

5. En 2025 : lancement des grands travaux préparés dès le début du quinquennat, notamment une ligne à grande vitesse Paris - Moscou.


15. Quid de l'immigration ?


Premièrement, sortir la France et l'Europe du déclin, ambition majeure du projet France 2022 car le suicide actuel de la France et de l'Europe ne fait qu'aggraver les tensions liées aux mouvements migratoires : en période de prospérité solide, elles se résolvent d'elles-mêmes ou presque.

Deuxièmement, offrir à notre jeunesse de vraies perspectives de service, de carrière et d'emploi par une refonte de nos politiques économique, industrielle, agricole, commerciale et financière.

Troisièmement, distinguer "nationalité" et "citoyenneté".

Quatrièmement, associer les citoyens à l'accueil des étrangers à tous les stades de la décision : passer d'une logique d'immigration subie à une logique d'immigration pleinement éclairée et assumée.