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samedi 13 novembre 2021

France2022 : Le génie du Christ









En forme de lettre ouverte à Francis Huster.


Cher Francis,

A toi qui a le tutoiement heureux et facile, ces quelques mots fraternels en écho à ton interview sur KTO publiée en date du 7 mars 2020 sur Youtube afin que rien ne fasse obstacle en tout vivant à la connaissance de Celui par qui nous recevons grâce sur grâce, Celui qui soutient ton courage et ta générosité à chaque instant, Celui qui inspire à merveille toute âme de bonne volonté. Un témoignage éloquent en rendra compte, beaucoup mieux qu'un trop long et vain discours :

« Madame, Monsieur,

Religieuse cloîtrée au monastère de la Visitation de Nantes, je suis sortie cependant le 19 Juin pour un examen médical.

Vous organisiez une manifestation. Je tiens à vous féliciter pour l’esprit bon enfant qui y régnait. D’autant qu’un jeune membre de votre syndicat m’y a fait participer !

En effet, à mon insu, il a collé par-derrière mon voile l’autocollant ci-joint après m’avoir fait signe par une légère tape sur le dos pour m’indiquer le chemin.

C’est donc en faisant de la publicité pour votre manifestation que j’ai effectué mon trajet. La plaisanterie ne me fut révélée qu’à mon retour au monastère. En communauté, le soir, nous avons ri de bon cœur pour cette anecdote inédite dans les annales de la Visitation de Nantes.
Je me suis permis de retraduire les initiales de votre syndicat : 
« Christ, Gloire à Toi ».
Que voulez-vous, on ne se refait pas.

Merci encore pour la joie partagée. Je prie pour vous. Au revoir, peut-être à l’occasion d’une autre manifestation.

Signé : Sœur… ».

Que voulez-vous qu’il fît, notre ami Secrétaire général de la C.G.T.R. et par ailleurs membre du Parti communiste français ? Simplement ce qu’aurait fait n’importe quelle personne intelligente et respectueuse des autres, avec attention et débordant d’une affection pétrie d’humour. Comme l’avait été celle qui lui avait adressé avec tant de gentillesse un courrier écrit avec un cœur rempli d’amour.

Bernard Thibault répondit donc aussitôt à la religieuse.

« Ma sœur,

Je suis persuadé que notre jeune camarade, celui qui vous « a indiqué le chemin », avait lu dans vos yeux l’humanité pure et joyeuse que nous avons retrouvée dans chacun des lignes de votre lettre.

Sans nul doute, il s’est agi d’un geste inspiré, avec la conviction que cette pointe d’humour « bon enfant » serait vécue comme l’expression d’une complicité éphémère et pourtant profonde.

Je vous pardonne volontiers votre interprétation originale du sigle de notre confédération car nous ne pouvons avoir que de la considération pour un charpentier qui a révolutionné le monde.

Avec tous mes sentiments fraternels et chaleureux.

Signé : Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT ». 




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*    *


Le génie du Christ : non pas seulement le génie du christianisme, d'une religion ou de l'une de ses obédiences mais le génie d'un homme.

Dans la vie de Jésus relatée et transmise par les Evangiles, aucune mention (*) de découverte scientifique, d'invention technique ; pas de création artistique, pas d'oeuvre d'art en apparence ... ; rien qui puisse, de prime abord, donner l'impression du génie communément admis ... et pourtant !

(*) Cette absence de génie "ordinaire" signe l'incommensurable humilité du Christ et son génie pédagogique : renonçant à tout moyen habituel de briller et de laisser une empreinte admirable pour le reste des âges, Jésus donne à chacun, du plus petit au plus grand, de pouvoir l'imiter. En Lui, nul génie qui tienne à distance. Nul génie qui écrase par son imposante supériorité ou son inacessibilité.

Génie du Christ aux multiples facettes qui, 2000 ans après son Incarnation, sa naissance sur Terre, inspire encore d'innombrables personnes. Seul homme dont les paroles sont chaque jour lues, proclamées, interprétées, mises en oeuvre voire mises en scène ... dans le monde entier par des millions de fidèles et de curieux alors qu'il n'a laissé aucun écrit sinon sur le sable, en présence d'une femme promise à la mort et qu'il sauva par son attitude héroïque et pleine de sagesse.

Seul être humain dont l'oubli dans une vie provoque dessèchement, égarement, lassitude voire faute lourde, Jésus Christ ose dire : "Sans moi, vous ne pouvez rien faire". Au risque de choquer, d'agacer et d'exciter, il est fréquent de constater la vacuité et l'inanité de tant d'oeuvres littéraires qui, faute d'avoir accordé une place honorable et/ou suffisante au Christ, ne sont d'aucun intérêt : elles embrouillent l'esprit, mènent vers des impasses et ne font qu'énoncer de faux problèmes. Ce phénomène est manifeste dans maints écrits philosophiques et dans toutes ces oeuvres qui, sous couvert de divertissement, distille des bribes philosophiques inutiles, nuisibles voire dangereuses.

L'époque contemporaine, en pleine folie covidienne et dominée par la multiplication des crimes d'Etat, aura, plus qu'à d'autres moments de notre histoire, souligné le vide sidéral de ces philosophes aux petits pieds qui, à force d'avoir tenu le Christ loin de leur existence et de leurs travaux, auront complètement perdu les pédales à la faveur d'un péril érigé en menace insensée. Au lieu de prendre le temps de réfléchir, de s'informer et d'être vigilant, ils auront enfourché sans discernement le cheval de Troie de l'injection pseudo "vaccinale", se faisant les porte paroles de pouvoirs scélérats et d'intérêts criminels quand ils n'en rajoutaient pas en apportant leurs eaux usées au moulin de la propagande, incitant les pouvoirs publics à toujours plus de haine et de mauvais traitements ! 

Seules quelques rares figures auront eu le courage de résister au rouleau compresseur des gangsters du cartel des drogues médica-menteuses et à tous les mensonges véhiculés par leurs relais politiques, médiatiques et pseudo-scientifiques. En cherchant d'où leur vient cette intrépidité, tout un chacun peut la découvrir dans leur attachement au Christ ou dans leur droiture en quête de la Vérité qui s'est manifestée en Lui.

Il vaut mieux, au fond, qu'un auteur se mesure au message évangélique et même se révolte contre le Christ plutôt que de les ignorer avec superbe. Nietzsche en est une bonne illustration : sa violence éveille la curiosité de tout esprit sain. "Comment se fait-il qu'il soit aussi virulent ?" se demande son lecteur attentif. Que cache ces emportements ? Cette rage-là ne laisse pas indifférent et si elle continue à en égarer quelques-uns, elle suscite chez d'autres un mouvement salutaire. Fabrice Hadjadj, ici interviewé par François Huguenin, montre comment ce fut le cas pour lui.


*
*     *

1. Tant et tant se sont égarés en se donnant à eux-mêmes une mission. Ils s'y sont cramponnés mordicus. Ils ont cru bon d'employer tous les moyens pour l'accomplir. Ils ont fini par occasionner des ravages et par faire le lit de cataclysmes sanglants.

Jésus, le Christ, ne se donne pas à lui-même une mission. Il la reçoit humblement. Il prend le temps de bien la recevoir et de la préparer par une trentaine d'années de vie cachée où le travail manuel, l'étude et la prière occupent une place prépondérante. L'ayant reçue comme moyen et non comme fin, Il n'en fait pas un absolu, même s'Il nous recommande de ne jamais perdre de vue les visées missionnaires et notre Salut. 

Ayant préparé avec soin le déploiement public de sa mission, Jésus ne perd pas un instant en paroles vaines et en actes anodins de telle sorte que tout ce qu'Il aura accompli demeure disponible pour l'éternité : nourriture parfaite pour tout coeur qui cherche Dieu, pour toute âme en quête de Lumière, pour tout esprit qui a soif de Vérité, pour tout être en Chemin. 

Un ardent missionnaire de la Divine Volonté, l'abbé Dominique Duten, donne la quintessence de cette manducation du Pain venu du Ciel par l'exposé des "actes suspendus" sous le titre : "Pour moi, l'enseignement le plus important".

 
2. Beaucoup se sont imaginé qu'il fallait faire preuve d'originalité, repartir de zéro, dénigrer le passé et ne jurer que par l'innovation. Certains ont même prétendu qu'avec eux l'humanité allait repartir sur des bases nouvelles, inconnues jusque-là !

Jésus, le Christ, inscrit ses pensées, ses paroles, ses gestes, ses actions, toute sa personne, tout son être dans une tradition plus que millénaire. Il ne prétend jamais faire preuve d'une originalité exceptionnelle mais donne à qui veut bien l'écouter et l'entendre la capacité de porter un regard sans cesse renouvelé sur toutes choses : sur l'univers, sur le monde qui l'entoure, sur l'inconnu et l'inattendu, sur ses proches, sur lui-même, sur le passé, le présent et l'avenir ...


3. Trop nombreuses sont les âmes de bonne volonté qui finissent par échouer lamentablement pour avoir négligé de bien (et parfois mal) s'entourer, pour s'être lancées beaucoup trop seules dans une aventure mal préparée, dans une mission à trop courte vue.

Dès le début de son oeuvre publique, Jésus prend soin d'appeler à Lui ceux qui seront amenés à poursuivre son oeuvre. Dans cet appel, nulle épreuve de sélection, aucune mise en concurrence, aucune volonté d'emprise ... 

En rendant hommage et justice (*) au père Marie-Dominique Philippe dont il a suivi les enseignements philosophiques et théologiques à Fribourg, Arnaud Dumouch, théologien, nous donne une belle et touchante illustration de cet accueil inconditionnel que la bonté qui accompagne toute vraie paternité spirituelle nourrit, étoffe, transfigure et porte à son apogée, ce lieu extrême d'où le disciple, pleinement libéré de la figure tutélaire, prend son envol et surpasse son maître en l'un ou l'autre domaine : "Mon témoignage sur le père Marie-Dominique Philippe" (vidéo youtube).  

(*) après un procès uniquement à charge en l'absence de l'accusé ...

Le parcours singulier d'un autre proche du père Marie-Dominique Philippe, l'abbé Michel-Marie Zanotti-Sorkine, illustre également à merveille comment opère la juste transmission de maître à disciple : elle porte à des sommets d'incandescence les qualités propres d'un être et lui donne de rayonner au-delà du pensable pour ceux qui ignorent ou ne veulent pas expérimenter la déprise de soi.

Le père Jérôme, moine cistercien, déjà plusieurs fois cité dans les tribunes du projet France 2022, a bien rendu compte de cette difficulté dans son excellent ouvrage : "L'art d'être disciple".



4. Combien n'ont pas su quitter à temps des responsabilités qu'ils pensaient être les plus à même d'assumer ?

Jésus, Lui, non seulement ne s'obstine pas à garder les rênes mais, plus audacieusement, les confie en pleine force de l'âge à de pauvres créatures, à des vases fragiles ! Si fragiles qu'ils partiront en courant lorsque sonnera l'heure de l'épreuve décisive. Jésus va jusqu'à renoncer à sa propre vie, librement, alors qu'il restait tant à faire et que, deux mille ans plus tard, la Création gît encore dans les douleurs de l'enfantement.


5. Beaucoup sont devenus fous, vraiment fous, en se croyant investis d'une mission grandiose.

Jésus, Lui, reste d'une sagesse extrême quand fusent de toutes parts les cris de ceux qui le prennent pour un fou alors même qu'Il est en train d'accomplir l'oeuvre la plus difficile et la plus grandiose : sauver le genre humain. Malgré les signes éblouissants qui accompagnent son ministère, Il demande de la discrétion. Il ne cherche pas la renommée.


6. Nous n'en finirions pas d'énumérer les multiples facettes de ce génie-là et une armée de scribes vaillants, passionnés, dévoués ... ne suffirait pas pour en épuiser la liste :

       - génie prophétique
       - génie thérapeutique
       - génie stratégique
       - génie théâtral
       - génie de conteur
       - génie de l'interprétation
       - génie de la connaissance
       - génie littéraire
       - génie de la folie
       - génie de la sagesse
       - génie de l'observation
       - génie de la mesure
       - génie de la tradition et de l'innovation
       - génie de la provocation et du respect
       - génie de l'argumentation et de l'écoute
       - génie de la dispute et de la paix
       - ...


7.  Tout ce que nous pouvons tenter, dans les pages qui vont suivre, c'est d'inciter les plus humbles, les plus dociles au souffle de l'Esprit Saint, à se mettre en chemin pour explorer les profondeurs d'un génie encore trop méconnu afin que toute âme de bonne volonté ne se laisse jamais impressionner par la cohorte des faux savants, si prompts à balayer d'un revers de main les apports incommensurables de Jésus-Christ en usant de faux arguments : histoires déformées ; partis pris douteux ; théories fumeuses ; Eglise imparfaite ; chrétiens divisés ; hérésies, schismes, condamnations, excommunications ... ; croisades ; querelles d'égo ; orgueil, jalousies, ... ; disputes ecclésiologiques, philosophiques, théologiques, dogmatiques, historiques, liturgiques, pastorales, humaines ... ; archaïsme supposé du religieux ; nécessité apparente d'acquérir d'abord un bagage dûment estampillé par de faux ou de vrais docteurs ...


8. Insérer, au sein d'un projet politique, un chapitre consacré au génie du Christ surprendra, agacera, rebutera, ... ou consolera, réjouira, enthousiasmera ... Peu importe. 

Le projet France 2022 est là pour provoquer, pour secouer la torpeur de ceux qui ont perdu le goût de veiller, pour réveiller les indécis, pour rallumer la flamme de ceux qui désespèrent, pour donner aux jeunes cet horizon limpide que tant d'années sombres en France et en Europe ont durablement obscurci, notamment dès 1975 par l'une des licences les plus funestes : le faux droit de tuer des êtres en gestation dans le sein maternel avec le concours d'une médecine devenue folle et l'appui d'un Etat cul par-dessus tête, licence qui a provoqué l'effondrement de l'Etat de droit. Et comme il fallait s'y attendre, l'horizon politique et la vie quotidienne n'ont cessé depuis de se charger d'innombrables menaces : à partir du moment où le plus vulnérable n'est plus défendu par le rempart d'une loi, tout un chacun se trouve désormais à la merci d'un plus fort que soi tandis que l'Etat ne juge plus de son devoir d'intervenir efficacement pour stopper l'agresseur quand il ne décide pas, au contraire, de soutenir les manoeuvres du malfrat comme on peut le voir aujourd'hui à la faveur de l'un des plus grands scandales sanitaires de tous les temps : non seulement les gangsters du cartel des drogues médica-menteuses ne sont pas stoppés net dans leurs élans de prédation et de destruction mais leurs affaires sont renforcées par de gigantesques détournements de fonds publics.

Le projet France 2022 est là pour effrayer les orgueilleux, pour renverser les puissant de leur trône, pour que chacun puisse élargir l'espace de sa tente, ouvrir son coeur à l'Infini et à l'Indéfini ... 

Que je sois pauvre ou riche de talents, je comprends, à force de contempler le Christ, grâce au secours des Ecritures et sous la conduite du Saint Esprit, que la vie terrestre est le lieu d'un don de soi où la gloire qui vient des hommes ne vaut rien. La rechercher égare, pervertit, détruit. Seule compte de tendre vers la perfection du Père manifestée en Jésus-Christ par cette multitude de talents qui ne paie pas de mine. Chose impossible sans le secours d'une grâce offerte à profusion pour sortir des ornières creusées par notre suffisance.

Ici rattachées au projet France 2022, les diverses formes de génie que nous allons aborder dans le cours de cette tribune feront l'objet d'une publication séparée d'où seront absents les retentissements politiques. C'est donc seulement dans le contexte spécifique de la présente démarche d'écriture que chaque génie sera associé à un axe du projet France 2022.


9. Dans ce monde qui vieillit à vue d'oeil pour ceux qui le scrutent à trop courte portée ou qui cèdent à la tentation de l'interprétation entropique si caractéristique de certaines diatribes de Friedrich Nietzsche, le projet France 2022 est là pour apporter un sang neuf en tous les organes nécrosés à force d'immobilisme, de rancoeurs, de poursuites vaines, de fautes très lourdes ... Le faire sans invoquer la puissance des Evangiles tournerait à la farce : son but ultime n'est pas de proposer une orientation toute faite mais d'inviter chacun à prendre part à une réforme intérieure qui le conduise vers l'expression d'un amour débordant, de toutes parts et de proche en proche. Chose impossible à celui qui 
fustige l'Eglise à tout bout de champs ; ne fait pas confiance au Christ, doute de ses paroles,  ne les prend pas à coeur ; renonce à quitter les vêtements élimés du vieil homme pour revêtir les habits neufs d'une célébration joyeuse et quotidienne des merveilles de la Création.


10. La réception, la lecture et la manducation de l'Evangile au quotidien nous donnent de contempler les multiples facettes du génie qui anime tout l'agir et tout l'être de Jésus Christ. Il suffit de prêter l'oreille et de plonger tout entier dans le courant d'un récit capable de nous entraîner à sa suite en toute liberté. Les événements relatés ont une telle force qu'ils demeurent présents pour qui accepte de s'en approcher au point même d'engendrer des images, des couleurs, des sons, des parfums d'une époque pourtant révolue. Ces sensations jusqu'ici réservées aux âmes mystiques ne seront-elles pas un jour prochain le lot commun de toute personne de bonne volonté pour l'aider à traverser une période éminemment incertaine, troublante, éprouvante et périlleuse ?


11. La perspective qui vient d'être évoquée s'ouvre plus largement sur l'immensité des bienfaits accomplis par tous les saints ! 

Tout ce qui fut offert avec amour demeure pour l'éternité, trésor inépuisable de gratitude et de reconnaissance. Nourriture et délices abondantes, vivantes, incomparables ! 

Les multiples enregistrements de l'ère contemporaine nous en donne quelque idée ... Au moins pour le son et pour l'image. Manque encore les parfums.

Ainsi s'offrent à toute âme contemplative plusieurs voies d'accès à la substance des trésors de sainteté : la voie mystique qui plonge l'âme dans les éléments les plus tangibles ; le chemin des progrès techniques qui enrichissent les possibilités d'empreinte ; la route des arts qui interprète ces trésors pour nous en offrir des lectures vivifiantes ; les sentiers liturgique et sacramentel où l'âne fidèle, la brebis intelligente et docile ne manquent jamais de rien.


12. Par quel génie commencer ? 

La page d'Evangile du dimanche 7 novembre 2021 nous met sur la voie : l'observation de ce qui ne paie pas de mine, qui risque de passer inaperçu. Tandis que les puissances infernales se mettent en avant, cherchent à occuper tout l'espace, à s'imposer, à dominer, à rejeter, à condamner, à éliminer ..., ce qui mérite attention et risque d'échapper à nos regards :

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc  (Mc 12, 38-44)

En ce temps-là,
dans son enseignement, Jésus disait aux foules :
« Méfiez-vous des scribes,
qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat
et qui aiment les salutations sur les places publiques,
    les sièges d’honneur dans les synagogues,
et les places d’honneur dans les dîners.
    Ils dévorent les biens des veuves
et, pour l’apparence, ils font de longues prières :
ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »

    Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor,
et regardait comment la foule y mettait de l’argent.
Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
    Une pauvre veuve s’avança
et mit deux petites pièces de monnaie.
    Jésus appela ses disciples et leur déclara :
« Amen, je vous le dis :
cette pauvre veuve a mis dans le Trésor
plus que tous les autres.
    Car tous, ils ont pris sur leur superflu,
mais elle, elle a pris sur son indigence :
elle a mis tout ce qu’elle possédait,
tout ce qu’elle avait pour vivre. »


Dans toute métropole, en allant aisément de paroisse en paroisse, je serai subjugué par la profusion d'interprétations intelligentes et stimulantes offertes à la méditation des fidèles par de saints prêtres et diacres, en actes, de vive voix et sur papier.
 
Le génie de l'observation du Christ nous invite, entre autres, à développer ce royaume intérieur d'où jaillit une liberté toujours plus détachée des nécessités où nous sommes plongés, que ces contraintes soient proches ou lointaines, de sorte qu'il devient possible, à tout moment, de penser et d'oeuvrer, en dépit de circonstances à première vue bloquantes, désespérantes, insurmontables. C'est, dans cet esprit de liberté et pour son plein épanouissement, qu'a été rédigée la tribune : "Gestes politiques à la portée de chacun d'entre nous".

En prenant toujours plus conscience des marges de manoeuvre qui s'offrent à moi, même dans les instants les plus tragiques, j'ouvre un espace d'expression et d'action qui échappe à la pression du temps séparé de la grâce ; j'évite de sombrer dans la haine et la colère malsaine quand survient une contrariété, quand la succession des événements cherche à m'entraîner loin de la source de tout amour. Je sais aussi et de plus en plus vivement que la moindre action, la moindre parole traversée et portée par l'amour inconditionnel subsiste pour les siècles des siècles. Je connais et je reconnais la valeur du silence, de l'attente, de la patience ...

Dans cette quête de sainteté pour l'action, le génie de l'observation se montre d'une aide cruciale puisqu'il m'aide à établir de justes proportions : ce qui apparaît d'emblée, de prime abord doit être rapporté à une réalité souvent cachée et même sciemment occultée par ceux qui cherchent à me faire perdre pied, à me déstabiliser, à me manipuler, m'exploiter ...

L'apparition du Sars CoV 2 nous offre mille occasions de constater ce phénomène : ceux qui veulent nous tromper mettent en avant un chiffre, un événement, un fait ... isolé, détaché d'une réalité beaucoup plus complexe qui modifie en profondeur la perception immédiate que l'on tente de m'imposer.

Je serai d'autant mieux armé pour bien observer que je marcherai à la suite du Christ : en mettant mes pas dans les siens, j'approcherai une autre facette de ses talents, le génie de la mesure.


13. Le Christ, mesure de toutes choses

S'il est un génie qui fera grincer des dents à ses plus farouches ennemis, c'est bien celui de la mesure. N'a-t-il pas osé affirmer : "Je suis la Vérité" ? Qui dirait cela de nos jours passerait pour un fou. Nous aborderons cet aspect lorsque nous parlerons de son génie de la vraie démesure et de la folie (n° 14).

A plusieurs reprises dans les Evangiles, le Christ emploie le mot mesure et rappelons au passage que l'expression "Evangiles canoniques" est construite sur le Kanon, modèle grec des mesures de liquides : "C'est la mesure dont vous vous servez qui servira pour vous" (Mc 4, 24) ; "Donnez et on vous donnera ; c'est une bonne mesure, tassée, secouée, débordante qu'on versera dans le pan de votre vêtement ..." (Lc 6, 38).

En d'autres passages, Jésus va beaucoup plus loin. A Philippe qui lui demande de leur montrer le Père, Jésus dit : "Qui m'a vu a vu le Père". Audace incroyable d'un homme qui, entre autres, lui vaudra d'être mis à mort. A cette identification grandiose avec le Tout Autre, le Christ joint l'extrême complémentaire : "Ce que vous avez fait au plus petit, c'est à moi que vous l'avez fait". Situé aux deux extrêmes, alpha et oméga, le Christ délimite l'espace du connaissable. Si donc je ne l'associe pas à mes recherches, je ne parviendrai à rien. Je ne connaîtrai rien. "Sans moi, vous ne pouvez rien faire".

Combien de philosophes, oubliant cette vérité élémentaire, se sont égarés et ont dispersé au lieu de rassembler ? Oubliant le Christ, mesure de toutes choses, s'opposant violemment à sa personne comme à son Eglise, ils ont produit des philosophies indigentes et quelques-uns se sont même abîmés dans la folie. Leurs successeurs ont ensuite essayé de rectifier les multiples erreurs qu'ils avaient semé au gré de leurs caprices. N'y ont vraiment réussi que ceux qui ont su revenir au Christ.

Prenons par exemple la question immémoriale de l'existence de Dieu. Chez les philosophes antiques, avant l'Incarnation de Jésus, cette existence est l'objet d'un questionnement et de spéculations. Après la Résurrection du Christ, la plupart des philosophes et/ou théologiens ont repris le flambeau en essayant d'affiner les réponses possibles et ont produit des "preuves" que n'importe quel critique intelligent démonte allègrement et que les plus sceptiques finissent par tenir pour la démonstration du contraire. Beau résultat en définitive !

Les plus malins et les plus tordus ne s'y sont pas trompés qui sont allés jusqu'à tenter de nier l'existence du Christ. Thèse marginale et tardive qu'un brillant esprit su démolir avec ingéniosité : en reprenant leurs arguments, il montra que l'existence de Napoléon pouvait être mise en doute, quelques années à peine après sa mort ! Comment les cervelles tordues qui veulent enlever au Christ son séjour terrestre ne voient-elles pas que l'empreinte qu'Il a laissée jusque dans notre façon de mesurer le temps et de compter les années subsistera tandis que leurs délires se perdront sans retour ?

Depuis que le Christ a établi sa tente parmi nous jusqu'à la fin des temps, la question de l'existence de Dieu est remplacée, pour tous ceux qui veulent bien accorder leur confiance au Christ, par une question beaucoup plus essentielle : celle de sa Présence. Avant même la venue du Christ, les saints d'Israël l'avait déjà bien compris qui attachaient la plus grande importance à cette demeure du Très- Haut parmi les hommes. D'ailleurs, pour qui souffre et peine en ce monde, l'existence de Dieu compte peu dans les moments d'épreuve : lui importe bien davantage qu'une main secourable, présence visible et tangible d'un Dieu attentif à sa détresse, lui vienne en aide.

Même si l'existence de Dieu n'est pas aussi étrangère à la science que d'aucuns prétendent le faire admettre ou l'affirmer, la vie d'un homme ancien ne parvient à chacun d'entre nous que par le truchement d'une série de passages de témoins. L'existence du Christ et son passage sur Terre n'éliminent donc pas la question fondamentale de la confiance, du crédit, de la croyance : seule la foi que j'accorde au patrimoine reçu des mains de ceux qui m'ont précédé me permet d'avoir, à mon tour, accès aux trésors transmis par la succession des générations.

Sans trop exagérer, nous pouvons dire que c'est l'oubli du rôle éminent de la confiance qui a conduit nombre de philosophes sur de fausses pistes en matière de connaissance. Que je reçoive un élément de connaissance par le seul travail de mes facultés et/ou par l'apport des contributions d'autres personnes, rien de raisonné ne subsiste en mon fort intérieur si je n'accorde pas ma confiance avec discernement.

Dissertant à propos de philosophie de la connaissance, il est toujours possible d'énoncer quelques vérités partielles et même bien senties à son propos mais qui sont quantités négligeables au regard du problème de la confiance : seul le génie de la mesure manifesté en Jésus-Christ peut me donner de croire en mes capacités de connaître comme en celles d'autrui. Si je puis connaître ceci et cela avec assez de certitude pour continuer à progresser c'est parce que je choisis chaque jour de fonder mon exploration sur la solidité du Roc, sur son intangible mesure, étalon parfait de la connaissance du Vrai. A l'image de la maison bien construite sur le roc et non sur le sable, l'oeuvre saine résiste à l'épreuve du temps et peut servir de tremplin à d'autres tandis que les écrits d'un voyou non repenti ressemblent à ses marécages où il convient de ne pas s'aventurer à moins d'être en très bonne compagnie.

A chaque époque brillent quelques auteurs qui dominent le paysage culturel, qui reçoivent des honneurs et qui sont à la mode tandis que d'autres travaillent sans reconnaissance de leur vivant. Un siècle plus tard, ces derniers n'ont pas encore été exhumés mais l'heure vient où ils seront redécouverts avec enthousiasme par une génération soucieuse de sortir de l'enlisement où l'auront établie les multiples erreurs des fausses étoiles. Ainsi en sera-t-il par exemple des exceptionnels penseurs chrétiens des XIXème et XXème siècles français injustement oubliés au profit de trublions "modernes" sans grand intérêt et au profit de quelques vedettes d'une philosophie allemande complètement déjantée, ne jurant tous que par un matérialisme et un scientisme forcenés, à force de s'occuper de faux problèmes et de se perdre dans les méandres d'une pensée coupée des eaux vives de la grâce sanctifiante.

Parmi tous ces égarés d'une pensée philosophique détournée de sa vocation première : éclairer les intelligences en s'appuyant sur la seule Lumière qui ne trompe pas, nombreux sont ainsi ceux qui ont perdu le nord quand au rôle des religions, des sciences, de la politique, de la morale et de l'art médical. Leurs divagations polluent de nos jours tant d'esprits qu'il n'est guère étonnant de voir plusieurs pays d'Europe occidentale sombrer dans le délire hygiéniste qui brise tout sur son passage et qui tente d'imposer ses lubies criminelles à tous, si bien que règnent sans vergogne le mensonge, l'hystérie et la fausse démesure. 

14. Le Christ, génie de la vraie démesure et de la folie

En ces temps troublés de folie covidienne, il est urgent de redécouvrir le génie de la vraie démesure, celle que recommande notamment le Christ quand Pierre lui demande combien de fois il convient de pardonner. Pardonner jusqu'à 77 fois 7 fois, autant dire sans mesure ! Sans la (re)découverte de l'importance vitale de la miséricorde, nous perdons un temps fou en vaines querelles, en travaux inutiles, ... et nous nous fourvoyons dans des impasses cruelles. Dons, pardons et réconciliations sont plus que jamais d'actualité !

"Sans moi, vous ne pouvez rien faire" ; "Qui me voit, voit le Père" ; "Avant qu'Abraham fut, je suis" ; "Nul ne va au Père sans passer par moi" ; "Je suis la Porte" ; ... Autant d'affirmations fortes qui ne manquent pas d'intriguer. Est-ce bien raisonnable ? Comment s'étonner que les proches de Jésus en viennent à penser qu'il a perdu la tête ?  

Bien reçues, ces affirmations sont des clefs de compréhension puissantes. Si plusieurs religions mènent à Dieu, celles qui n'offrent pas Jésus comme porte du salut sont incapables de permettre l'accès à Dieu comme Père. La paternité divine ne se comprend qu'à la suite du Christ.

15. Le Christ, pédagogue de génie(s)

Aux hommes perdus dans le labyrinthe de leurs pensées, Jésus découvre une porte de sortie toujours ouverte sur un ailleurs déjà là : à celui qui renonce à se sauver par lui-même, Jésus offre une main tendue vers un horizon que l'imagination la plus agile n'ose même pas envisager. Au lieu de pousser l'esprit à se perdre en divagations sans issue, le Christ propose des images sensibles qui ne cessent pas de parler au coeur de qui veut bien les recevoir avec reconnaissance. A qui meurt de faim spirituelle, Il ne tend pas un poisson mais Il apprend à pêcher en eau de plus en plus profonde, sans craindre ni les vents contraires ni les échecs.

"Pédagogue de génie(s)" a deux significations : pédagogue génial et pédagogue pour des génies. La première acception qualifie la méthode d'enseignement de Jésus et la seconde se rapporte aux fruits de cette méthode : les innombrables figures de sainteté qui ont su faire leur miel des paroles et des gestes de Jésus. Si l'arbre a donné tant de bons fruits n'est-ce pas en raison de la cohérence extrême des faits, gestes et paroles du Christ ? 

Voici l'aspect le plus instructif et le plus marquant : aucun hiatus ne peut être relevé entre le dire et le faire, entre l'exemple donné et les paroles prononcées, au point que certains exégètes ont pu dire que les Béatitudes sont d'abord un autoportrait du Christ. En Lui, tout a valeur et saveur d'enseignement. Si bien que toute sa vie subsiste et demeure disponible pour l'âme qui part à la recherche du moindre détail de Son existence. Ce dont témoigne plusieurs saintes mystiques ayant eu accès, par visions et sensations, à des informations venant confirmer et compléter les données présentes dans les quatre évangiles ; offrant aussi par leurs stigmates le témoignage éloquent d'une vie configurée au Christ.

Par la puissance de son enseignement, Jésus permet, à qui veut bien l'écouter, le regarder, le suivre et mettre en pratique ce qu'Il demande, d'accomplir sa vocation unique : déployer à son tour des trésors de grâce pour qui voudra prendre connaissance de la manière singulière par laquelle le saint aura accueilli et fait fructifier les dons de Dieu.
 
En vrai pédagogue, Jésus annonce même que ceux qui viendront après Lui accompliront de plus grandes choses, appelant ainsi le disciple à dépasser le maître. Jean 14, 12-14 : "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais et il en fera de plus grandes parce que, moi, je vais vers le Père et tout ce que vous demanderez en mon nom je le ferai afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque-chose en mon nom, moi je le ferai." (Les Saints Evangiles - Traduction : Francis Marion).

L'époque contemporaine, plus qu'aucune autre, est propice à l'accomplissement d'une telle prophétie et promesse : la multiplication des moyens d'enregistrement, d'information et de diffusion à notre portée permet aujourd'hui de donner un retentissement immense et aisément perceptible à toute action sainte. Les faits, gestes et paroles deviennent accessibles non plus seulement par voie mystique mais aussi par le truchement de moyens de plus en plus ordinaires qui donnent à voir et à entendre des merveilles de sainteté à celui qui se met en route sur les chemins de notre temps.

Dès que je pars, dès que je marche, dès que j'ouvre les yeux, je ne manque pas d'être au contact de cette nature et de cette vie simple où Jésus a puisé la plupart des images de son enseignement afin de toucher toute personne de bonne volonté : en ses paroles, point d'obscurité pour qui élargit l'espace de sa tente aux réalités d'un monde ordonné à la sanctification de tout être vivant car ce que je peux voir et ce que je peux entendre, loin de m'induire en erreur m'entraînent sur les voies d'une connaissance sans cesse renouvelée.

A l'inconfort de l'incertitude qui plane sur toutes choses, répond la logique d'une organisation si merveilleuse et si bien agencée que l'esprit curieux, tenace et ouvert ne se lasse pas de l'explorer, de l'admirer et de la contempler. C'est vers elle que Jésus oriente celui qui veut bien chercher : partant de ce qui est visible, palpable, concret, Il conduit le disciple en des régions où les capacités sensorielles doivent apprendre à faire silence pour être en mesure d'entendre les fréquences les plus subtiles, ce qui ne fait pas de bruit. Cette capacité d'écoute ne s'oppose en rien aux aptitudes naturelles d'une oreille fine : elle les parachève. 

16. Le Christ, génie révolutionnaire

Quand des pouvoirs corrompus écrasent et dominent, grande est la tentation de prendre les armes, de massacrer les tyrans et leurs suppôts de sorte que, le plus souvent, les mouvements révolutionnaires engendrent des maux plus redoutables que ceux qu'ils prétendaient éradiquer. Les persécuteurs d'autrefois sont simplement remplacés par des tortionnaires aussi dingues et malfaisants. Ceux qui emboîtent le pas des agitateurs et des révolutionnaires oublient que le B.A. BA de la révolution commence par une réforme en profondeur de ses modes d'être, de penser et d'agir personnels.

Jésus, en face de la tyrannie romaine comme de la corruption systémique des élites politiques, administratives et religieuses de son temps n'hésite pas à s'opposer fermement à toutes leurs dérives jusqu'au prix de sa propre vie. Son combat est si juste et si parfait qu'il vaut pour tous les temps : en butte à la contradiction d'une époque déglinguée, je n'ai pas de choix meilleur que de suivre le Christ et de l'imiter. Connaître les voies qu'Il a empruntées m'aidera à garder le cap, à ne jamais désespérer, à poursuivre le combat.

Je serai dans le droit chemin en me situant à la fois au coeur du temps présent et bien au-delà : agir pour l'aujourd'hui mais pas seulement. Penser aux époques lointaines, celles de jadis et celles qui viendront. Ce que je dirai et ce que je ferai doit pouvoir parler aux hommes d'autrefois comme à ceux qui naîtront dans un siècle et davantage, jusqu'à la fin des temps.

Pour trouver cette position juste et rayonnante, je devrai dépasser les contingences du moment, ne pas me laisser submerger par l'écume des choses temporelles, fugitives, éphémères. Il me faudra donc savoir et oser me tenir à l'écart, en prière comme le Christ, au coeur même de la nuit. En ces heures où certains se laissent aller aux pires dépravations et aux écarts les plus pitoyables, ne pas céder à la tentation d'un dérèglement de l'estime de soi. Sans elle, je ne puis rien entreprendre, rien tenir, rien mener à bonne fin. Elle est aussi précieuse que l'air sain du grand large ou des sommets enneigés.

Résister à l'attrait d'une descente en quenouille m'évitera d'avoir à regretter d'être tomber bien bas et, peut-être, de n'avoir plus la force de me relever car, une fois que j'ai été baptisé, je vais apprendre à endosser la responsabilité la plus parfaite : je ne chercherai jamais plus à incriminer un tel ou une telle, à l'accuser d'être à l'origine de mes manquements et de mes fautes. J'assumerai volontiers et jusqu'au bout le poids de tous les maux engendrés par mes pensées, mes paroles et mes actions.

Fardeau insupportable en vérité que seuls, le Christ et ceux qui lui ressemblent, peuvent m'aider à porter. Blessures parfois très graves que ses seuls amis véritables m'aideront à panser, à soigner et à guérir.

Ce n'est pourtant qu'une première étape : en évitant de commettre le mal, mon estime sera confortée et deviendra apte à porter les charges d'une mission de plus en plus universelle. Ce premier pas dégagera mes épaules d'un poids personnel qui m'empêche d'accomplir l'essentiel : non plus trimbaler le boulet de mes propres péchés mais être en mesure d'alléger ce qui retarde la mise en route et la marche de ceux qui se confient au Christ, à Notre-Dame, à Saint Joseph, aux créatures célestes et aux saints innombrables qui veillent sur nous.

Participer à la Rédemption suppose déjà de ne plus crucifier le Christ par mes propres péchés. Ensuite seulement, je deviendrai capable d'arrêter le bras, les vociférations, les condamnations ... de ceux qui déambulent encore dans les marais où s'enlise le commun des mortels dès lors qu'il cède à l'air du temps, aux appels des idolâtres, aux sirènes de la mécréance et de la déchéance. 

Fermement établi dans la dignité de fils de Dieu, j'aurai enfin l'audace d'être révolutionnaire à l'image et à la ressemblance du Christ, Lui qui ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu mais qui se fit pauvre parmi les pauvres, sans pierre où reposer sa tête.

17. Christ, génie sportif !

A l'approche de la prochaine coupe du monde de football et des jeux olympiques de Paris en 2024, il est urgent de présenter cette image surprenante à tous nos amis compétiteurs et à tous ceux qui ont transformé leur corps en machine de guerre. L'urgence est d'autant plus grande que beaucoup d'entre eux ont cru bon d'intervenir entre les deux tours des élections présidentielles pour appeler à voter en faveur de l'un des pires imposteurs et malfaiteurs de la cinquième république ! C'est dire comme il est temps de faire tomber leurs oeillères et de leur apprendre à y voir plus clair ! Ce n'est certes pas une pauvre créature, de chair et de sang comme eux, qui obtiendra un tel prodige : sans la miséricorde du Christ, rien n'est possible. Jésus, seul, donnera à tout athlète de bonne volonté d'être aussi dynamique, puissant et fort que Lui !

La première leçon d'importance que donne le Christ à celui qui cherche à vaincre et à se dépasser réside dans une considération paradoxale : les palmes acquises, aussi glorieuses soient-elles, ne garantissent rien et l'instant où tout semble s'écrouler peut être le prélude d'une incroyable renaissance. Un jour tu es acclamé comme un héros. Le lendemain ou presque, tu n'es plus rien, te voilà villipendé, critiqué, insulté, rejeté, crucifié ... comme un moins que rien.













A suivre ...