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jeudi 9 mars 2017

France2022 : Bibliographie / Tribunes


Il y a encore beaucoup d’autres choses 
que Jésus a faites ;
et s’il fallait écrire chacune d’elles,
je pense que le monde entier ne suffirait pas
pour contenir les livres que l’on écrirait.

Evangile de Jean, 21:25



De multiples lectures 
ont inspiré les différentes tribunes 
du projet France2022
- ou leur font écho - 
et elles continuent d'en irriguer 
les intentions, les analyses, les principes et les propositions. 


Ces sources livresques 
sont ici répertoriées
selon l'ordre alphabétique des noms d'auteur. 
   
Par les liens hypertexte
qui accompagnent ces sources,
vous pourrez accéder
aux tribunes marquées de leur influence.


[La mention des ouvrages ne signifie,
en aucune manière,
que les auteurs cités
approuvent les tribunes du projet France2022.

Il peut arriver aussi
qu'une tribune du projet France2022
vienne nuancer ou contredire un passage de ces ouvrages]


Vous en saurez davantage
en ouvrant la tribune suivante :

Informations, réflexions, recherches et actions politiques

où sont recensés les sites de la Toile
dont la consultation a également inspiré
la plupart des tribunes du projet France2022.

(version provisoire)





Tribune : Pour une école renouvelée





Ars Jacques (d')

Mémoires d'un chien des Pyrénées, éd. des régionalismes, 1931







Peut-on prévoir l'avenir ?, éd. Fayard, 2015
Le sien, celui des autres

Les chemins de l'essentiel, éd. Fayard, 2018, (vidéo 20 min.)
Tout ce qu'il faut avoir lu, vu, écouté et tenté


Tribune : Génie et sainteté en France



Tribune : Lettre ouverte aux artistes et aux artisans






Tribune : Gestes politiques à la portée de chacun d'entre nous







 

Bardolle Olivier

Petit traité des vertus réactionnaires, éd. L'Editeur, 2010
Les déshérités ou l'urgence de transmettre, éd. Plon, 2014

Tribune : Pour une école renouvelée





Matière et mémoire, éd. PUF        [Texte numérisé]




in utero, éd. Au diable vauvert, 2015

Tribune : Abolition de la peine de mort des tout-petits en gestation






La joie spacieuse - Essai sur la dilatation, éd. de Minuit






La fourmi n'est pas prêteuse, éd. Salvator 
Conversations impertinentes sur l'argent

Tribune : Vive la fonction publique en France et ... ailleurs






Tribune : Pour une école renouvelée




Crawford Matthew B.


L'éloge du carburateur, éd. La Découverte, 2016
Essai sur le sens et la valeur du travail

Tribune : Le travail humain


Contact, éd. La Découverte, 2016
Pourquoi nous avons perdu le monde
et comment le retrouver

Tribune : Travaux intellectuels et travaux manuels




Dauzet Dominique Marie

Claire de Castelbajac, Presses de la Renaissance, 2010
Que ma joie demeure


Tribune : Lignes de force du projet France2022





Qu'est-ce que l'homme ?, éd. Cerf
Cours familier d'anthropologie


Le temps de l'HOMME, éd. Plon, 2016
Pour une révolution de l'écologie humaine

Tribune : Saine anthropologie pour un projet solide 




Diallo Ladji


Le leadership vertueux, éd. Le Laurier

  

 



Fontenoy Maud

Le Sel de la vie, éd. CNRS Editions, 2008



Tribune : Gestes politiques à la portée de chacun d'entre nous






François Paul

Un paysan contre Monsanto, Fayard, 2017


Tribune : Des agricultures françaises (ou d'ailleurs) en crise, au bord du gouffre ou en deuil. Pourquoi ? Comment s'en sortir ?






Galland Franck

L'eau, éd. Arthaud, 2007
Géopolitique, enjeux, stratégies

Avant propos d'Alain Bauer
Préface de Loïc Fauchon

Tribune : Gestes politiques à la portée de chacun d'entre nous


Tribune : Abolition de la peine de mort des tout petits en gestation










Gunnell Steven (sur KTO)

Sacrifié, éd Presses de la Renaissance
Des mirages de la gloire aux merveilles de la foi

Tribune : Lettre ouverte aux jeunes






Manger le livre, éd Grasset

Tribune : Faims des hommes

Tribune : Gestes politiques à la portée de chacun d'entre nous





Travailler avec méthode, c'est réussir, éd. Fayard
Les neuf portes de l'âme, éd. du Jubilé
L'énnéagramme

Tribune : Le travail humain









Physiologie du risque face à l'Histoire, éd. L'Harmattan, 2009

Tribune : Vive la fonction publique en France ... et ailleurs !





Kahneman Daniel 
 

Système 1, système 2. Les deux vitesses de la pensée, éd. Flammarion, 2012

 Tribune : Des causes désargentées












L'énigme de l'humain et l'invention de la politique, éd de boeck, 2014
Les racines grecques de la philosophie moderne et contemporaine

Tribune : Faims des hommes

Tribune : Gestes politiques à la portée de chacun d'entre nous






La magie du rangement, First édition, 2015


Tribune : Gestes politiques à la portée de chacun d'entre nous




Essai sur le mystère de la musique, Fleurus, 1963


Tribune : Lettre ouverte aux jeunes
Tribune : Lettre ouverte aux artistes et aux artisans







Pour une naissance sans violence, Seuil, 1974 
(Voir aussi au format numérique)

Tribune : Abolition de la peine de mort des tout petits en gestation









Tribune : Glossaire du projet France2022






La première graine, éd. Calman-Lévy, 2017

Tribune : Des agricultures françaises (ou d'ailleurs) en crise, au bord du gouffre ou en deuil. Pourquoi ? Comment s'en sortir ?





La théorie du genre
ou le monde rêvé des anges, éd. Grasset

Tribune : Saine anthropologie pour un projet solide 







Lewis Clives Staples

Le problème de la souffrance, éd. Raphaël

L'abolition de l'Homme, éd. Raphaël

Tribune : Génie et sainteté en France




Maalouf Amin

Les Echelles du Levant 
Le grand livre du mois, Grasset & Fasquelle, 1996





Malet Jean-Baptiste

L'Empire de l'or rouge, Fayard, 2017
Enquête mondiale sur la tomate d'industrie




Mancuso Stefano
Viola Alessandra (présentation en anglais traduisible en français)

L'intelligence des plantes, Albin Michel, 2018
Traduit de l'italien par Renaud Temperini





Les métamorphoses de la cité, éd. Flammarion
Essai sur la dynamique de l'Occident





Maritain Jacques

L'éducation à la croisée des chemins, éd. Librairie universelle de France

Tribune : Pour une école renouvelée




Maschino Maurice Tarik

Quand les profs craquent ... , Robert Laffont1993


Tribune : Pour une école renouvelée
Tribune : Ecole et société malthusienne(s) en France





Merton Thomas

Le Nouvel homme, éd du Seuil, coll. « Points Sagesses », 1998


Tribune : Saine anthropologie pour un projet solide




Merz Ivan

L'influence de la liturgie sur les écrivains français de 1700 à 1923, éd. Cerf


Tribune : Génie et sainteté en France



Pauli Gunter (vidéo A 2014 et vidéo B en 2018)

L'économie bleue 3.0, Les nouvelles éditions Caillade, 2017
Soyons aussi intelligents que la nature, éd. de l'Observatoire,  2018


Tribune : Lettre ouverte aux jeunes
Tribune : Gestes politiques à la portée de chacun d'entre nous
Tribune : Pour une école renouvelée 
Tribune : Des municipalités souveraines et gouvernées

Tribune : Abolition de la peine de mort pour les tout-petits
Tribune : Saine anthropologie pour un projet solide
Tribune : Lettre ouverte aux journalistes
Tribune : Le casse-tête de la stratégie économique en France

Tribune : Ecole et société malthusienne(s) en France
Tribune : Agricultures en crise. Pourquoi ? Comment s'en sortir ?



Père Jérôme (de l'abbaye de Septfons)

L'art d'être disciple, éd. Le Sarment/Fayard

Tribune : Travaux intellectuels et travaux manuels

Tribune : Gestes politiques à la portée de chacun d'entre nous




CES MINISTRES qui servirent LA FRANCE
de l'An mil à l'aube du XXème siècle







Rancé Christiane

Prenez-moi tout mais laissez-moi l'extase

Tribune : Gestes politiques à la portée de chacun d'entre nous




Revéré Cécile

La sagesse du professeur de français

Tribune : Pour une école renouvelée



Le coeur à l'ouvrage, éd. Odile Jacob

A (re)lire d'urgence ... en ces temps troublés (2017) !




Avec la collaboration de Carlo Revelli
Des mass média aux média des masses









La musique au coeur de l'émerveillement, éd. Jean-Claude Lattès







Un peu de physique pour tous, autoédition
ou la physique et la vie
... et pourquoi ?

Tribune : Pour une école renouvelée








Qu'est-ce qu'un chef ?
Servir





Wahlgren Anna
Au dodo les petits, éditions Biovie, 2016  (vidéo)

Tribune : Gestes politiques à la portée de chacun d'entre nous






Le Cube et la Cathédrale, La Table Ronde, 2005
L'Europe, l'Amérique et la politique avec ou sans Dieu

Traduit de l'américain par Denis-Armand Canal





Bien parler, bien lire, bien écrire, éd. Eyrolles







La société sans père, SOS éditions



Tribune : Réhabilitation de la mémoire de Louis XVI






Le carmel intérieur, Casterman, 1956
Les trois étapes de la voie d'amour


vendredi 24 février 2017

France2022 : Vive la fonction publique en France ... et ailleurs !


Tribune à contre-courant d'un libéralisme échevelé et des ravages d'inspiration libertaire ou anarchisante ... qui plombent le débat politique par leurs outrances, leur démagogie, la fausseté de leurs analyses et la désopilante niaiserie de certaines de leurs propositions soi-disant innovantes.

Où sera exprimé, en termes les plus vifs et chaleureux, l'éloge de la fonction publique et des fonctionnaires ! puis où seront énoncées quelques inflexions à apporter au modèle français (en bleu dans le texte qui suit).

Les fonctionnaires français sont devenus, pour certaines mauvaises langues et quelques esprits trop pressés, les boucs émissaires du marasme économique français comme si leurs statuts, leurs attributions et leurs rôles étaient responsables de tous nos maux. Les contributions du projet France2022 se devaient non seulement de réagir aux nombreuses inepties proférées par les relais d'opinion mal informés, de défendre la fonction publique mais aussi de montrer comment quelques ajustements bien pensés pourront contribuer à la dynamiser et à la perfectionner. 

Qui dit fonction publique dit déjà FONCTION et ce terme à lui seul devrait en dire long pour tous les contempteurs de la fonction publique ! Non pas "métier" ou "emploi", deux termes également incompris par les analystes trop pressés, mais "fonction" (voir à ce sujet le remarquable ouvrage du docteur Jouanjean : "Physiologie du risque face à l'Histoire". Ici en version partiellement consultable : extrait numérisé). 

Sans revenir à la richesse du mot "fonction", sans appréhender tout ce qu'il implique, je suis incapable de mesurer à quel point toutes les réflexions et toutes les actions au sujet de la fonction publique doivent être menées en tenant compte largement du champ immense de l'organisation sociale : des fonctions, pourquoi ? , pour qui ? par qui ? pour quoi ? ... et, aussi, en ne réduisant pas l'étendue des types de fonction concernés : fonctions de planification, de conception, d'élaboration, de construction, d'édification, de régulation, de sauvegarde, d'entretien, d'exécution, de contrôle, d'élimination ...

En réduisant le périmètre de leur réflexion, les pourfendeurs de la fonction publique française ont tendance à se focaliser sur ses coûts sans mesurer à quel point une fonction publique, bien organisée, et pas seulement réduite au strict minimum, est capable d'apporter à notre nation tout entière. En propageant des mensonges grossiers ou des solutions à l'emporte-pièce, ils nous font perdre de vue que toute société humaine a un besoin éminent d'organiser avec le plus grand soin l'ensemble des fonctions qui lui permettent de subsister, de croître, de prospérer, de se défendre, de panser ses plaies, de soigner et de guérir ses maux ...

Chaque fonctionnaire, selon ses domaines de compétences, son niveau de responsabilité, ... accomplit différentes tâches. Avant même de s'intéresser à cette variété, il est bon d'avoir une vision globale de la fonction publique. Nous remarquons dès lors que tout fonctionnaire est en charge d'une mission d'une importance capitale dans un monde mutilé par des excès de compétition dangereux pour les personnes et par des considérations de classe ou de caste qui n'ont pas lieu d'être. 

Tout fonctionnaire doit, autant que faire se peut, devenir un témoin de premier ordre d'une double notion fondamentale : l'éminente égalité de dignité et l'indispensable égalité de droits de tout citoyen. 

Au quotidien, tout fonctionnaire digne de ce nom, montre à qui veut bien le voir et l'entendre, que petits et grands ont foncièrement les mêmes droits et devoirs et qu'il doit en être effectivement de même que l'on soit riche ou pauvre, influent ou pas, fort ou faible, menaçant ou pas, ... 

Tout fonctionnaire devient alors le signe, qu'en ce monde, chacun a du prix pour une société qui risque, à tous moments et notamment en cette époque de grande tentation (voir les analyses sociologiques qui parlent de "l'homme superflu" et de "l'homme simplifié"), de considérer l'individu lambda comme un pion, un automate, une machine, une quantité négligeable, un poids à éliminer.

Selon ce point de vue général à propos de la fonction publique, notre monde contemporain a plus que jamais besoin de fonctionnaires de très grande qualité, de ces sentinelles qui veillent sur le bien de tous, sans considération oiseuse et pernicieuse de rang de naissance, de couleur de peau, de religion, de position sociale, ... Gardiens d'un trésor sans cesse menacé par le tout marchand, le tout libéral, le tout consumériste, ... les fonctionnaires constituent un groupe d'agents essentiels à la santé des corps intermédiaires et de chaque citoyen. Santé physique, psychique, morale et sprituelle. Sans les fonctionnaires, sans leur extrême vigilance, toute société est menacée par tous les courants qui tendent à isoler les personnes, à les exploiter, à les diviser, à les effrayer ...

Plus que jamais, dans notre monde contemporain, de nombreux pays dont la France doivent tout faire pour que les fonctionnaires développent une conscience toujours plus vive de leurs missions. Un Etat digne de ce nom est en mesure d'accroître leur rayonnement, non pas au détriment des autres mais à leur service. Un Etat digne de ce nom est capable d'entretenir une entente aussi parfaite que possible entre les fonctionnaires et le reste de la nation. Aujourd'hui, force est de constater que nous sommes loin de ce compte-là : en prenant toute une série de mesures bancales, l'Etat français a fini par attiser la mésentente, la méfiance, les jalousies, les rancoeurs, ... alors qu'un Etat vraiment libre à l'égard des "puissants" de ce monde aurait pu éviter que les fonctionnaires ne soient pris pour des cibles faciles selon des schémas de pensée dans lesquels le citoyen doit s'effacer pour devenir une marionnette aux mains de tous ceux qui ne raisonnent qu'en terme de parts de marché, de conquêtes futiles, de gains frauduleux ...

Un combat de grande ampleur attend les fonctionnaires français. Selon l'attitude qu'ils adopteront, notre pays leur devra, ou pas, de sortir de l'enlisement en lequel l'ont enfermé des années d'errance politique alors que tous les pays sont traversés par d'innombrables mutations.

Notons d'emblée que chaque grande catégorie de fonctionnaires déterminée par les pouvoirs régaliens principaux peut être tentée, à tout moment, de verser dans la tyrannie. Ainsi en va-t-il pour le juge, pour le policier, le médecin, l'enseignant ou ... le prêtre ! Raccourci curieux et hâtif, certes, mais volontaire pour stimuler la réflexion de tous ceux qui s'intéressent de près aux dysfonctionnements de la société française et à l'actualité brûlante de ces jours derniers. Nous y reviendrons ultérieurement.

Les citoyens les plus honnêtes et tous ceux qui sont de bonne foi reconnaissent volontiers que la France dispose de fonctionnaires remarquables mais s'accordent aussi pour penser que leurs missions sont entravées par un fatras de dispositions qui tendent "à filtrer le moucheron et à avaler le chameau". 

Ainsi en est-il d'enseignants à qui des "consciences éclairées" prétendent dicter LA méthode pédagogique à suivre impérativement sous peine de sanctions. Attitude imbécile qui produit de l'illettrisme en masse et de nombreux dégâts collatéraux alors qu'il faudrait laisser aux enseignants toute liberté pédagogique et leur assigner des objectifs intelligents, stables, audibles et simplement mesurables ; alors qu'il faudrait aussi sortir du mensonge institutionnel entretenu par de faux pédagogues qui ont prétendu refaire le monde de l'instruction et de l'éducation et qui ont réussi la "prouesse" de laisser au bord du chemin des centaines de milliers de jeunes. Hécatombe monstrueuse et sordide qui, au fond, ne fait que prolonger la volonté inavouée mais bien réelle d'éradiquer une jeunesse qui fait peur au confort des repus, jeunesse déjà sauvagement éliminée avant même qu'elle naisse pour un quart d'une génération en France (voir à ce propos la tribune consacrée à l'IVG).

Ainsi en est-il de personnels hospitaliers qui voient leurs missions s'intensifier en raison des blessures profondes dont le tissu social et le corps physique ou psychique des personnes sont de plus en plus marqués et qui constatent, dans le même temps, que des instances "supérieures", à la solde d'une économie de marché de plus en plus déréglée et d'une morale sans queue ni tête, leur imposent des conditions de travail indécentes et/ou des moyens réduits au nom d'une rentabilité intenable voire scandaleuse tout en leur demandant de rendre compte du moindre écart de budget, de la moindre faute professionnelle, de la moindre erreur comme si nous vivions sous un régime policier. Tandis que l'on tente de plus en plus de fliquer et de surveiller le travail quotidien dans les hôpitaux publics, travail à la fois vital et élémentaire, on laisse filer d'autres dépenses insensées telles que le remboursement du meurtre de l'enfant à naître.

Ainsi en est-il de forces de l'ordre à qui l'on a fini par demander l'impossible : restaurer une sécurité des biens et des personnes, mise à mal par de multiples facteurs qui n'ont rien à voir avec l'exercice difficile mais possible d'une surveillance bien organisée et suivie, le cas échéant, de contrôles respectueux voire d'interventions musclées. Policiers, gendarmes et militaires doivent aujourd'hui faire face à d'innombrables débordements, parfois d'une violence extrême, qui reflètent l'état de décomposition d'une société où le mensonge règne en maître absolu parce que la violence exercée à l'encontre des plus faibles est tout simplement niée quand elle n'est pas justifiée par des arguments qui ne tiennent pas la route. Dès lors que les plus faibles sont les premières victimes d'un système politique dévoyé et d'une société hypocrite, aucun d'entre nous n'est à l'abri d'une sauvagerie qui habite le coeur des hommes depuis la nuit des temps et que seul l'amour fondé sur la vérité est capable d'endiguer par l'usage d'une force maîtresse d'elle-même. En favorisant la mise à mort physique ou l'élimination sociale d'une grande partie de la jeunesse, nos gouvernements successifs, soutenus par des parlements corrompus, ont contribué à rendre les missions des forces de l'ordre de plus en plus risquées et improductives : au lieu de s'attaquer à la racine des maux qui gangrènent le corps tout entier de la société, elles sont envoyées sur des terrains minés où seront vite dénoncés leur impuissance, leur excès de zèle, ... et où elles seront poussées à la faute par tous ceux qui les honnissent pour le principe, ceux-là même qui justifieront, au nom d'une fausse liberté, le droit d'avorter ou d'euthanasier.

Ainsi en est-il de juges complètement déboussolés qui ne savent plus où donner de la tête tant se sont amoncelées les affaires à traiter dans l'urgence parce que le citoyen, lui-même, de plus en plus paumé, est incité à chercher un bouc émissaire commode chaque fois qu'il se trouve en difficulté ; parce que dans une société où la recherche d'un coupable facile est devenu monnaie courante, chacun peut devenir l'objet d'accusations insensées quand ce n'est pas de menaces directes ou de coups d'une violence inouïe ; parce que dans un pays où les bases du droit ont été laminées par la possibilité légale de tuer un être humain en gestation, il est devenu de plus en plus difficile de faire appliquer ou respecter des lois justes puisque n'importe quel intérêt puissant peut se prévaloir d'une force sans aucune limite pour obtenir quelque-chose d'illégitime.

Où chacun peut finalement constater que la barbarie (à visage humain ?) à l'encontre des plus faibles, sous couvert de "droit" et de licence abusive, finit par se retourner contre n'importe lequel d'entre nous, des politiques injustement accusés ou salis au moindre citoyen persécuté par un plus fort que lui. 

Dans cet état de désordre permanent, les fonctionnaires français ont un rôle capital à jouer : ou bien, ils choisissent d'être complices du mensonge et de se taire voire de collaborer, ou bien ils se rebellent en refusant de pratiquer des actes légaux mais illégitimes ; en refusant de se laisser intimider par des pouvoirs qui cherchent à les disqualifier ; en conduisant leurs missions avec autorité et compétence, au mépris du qu'en-dira-t-on.

Il faudrait ici mentionner tous les actes de bravoure et d'intelligence d'une multitude de fonctionnaires qui accomplissent jour après jour leur mission sans se laisser influencer par des modes passagères, des règlements aberrants, des consignes  ridicules, des lois iniques ... et qui ne pensent qu'à rendre le plus parfaitement possible les services qui entrent dans le champ de leur compétence sans pour autant accéder aux demandes qui risquent de mettre en péril la santé, la renommée, le travail ... ou la vie d'un autre. Il faudrait ici louer tous les fonctionnaires qui ont le sens du bien public et qui veillent à ne pas gaspiller des deniers dont ils sont les intendants prudents. Ils savent, en leur for intérieur, que toute dépense somptuaire ou irréfléchie se fait toujours au détriment d'un pauvre.

Pour accomplir leurs missions essentielles, les fonctionnaires français sont-ils déjà trop nombreux ? Question épineuse qui divise la classe politique et, à leur suite, des citoyens peu, mal informés ou qui pensent être plus informés que les autres. Vaste question dont la résolution suppose un état des lieux précis et honnête de la situation actuelle ; un état des lieux qui prenne soin de compter tous les contractuels que l'Etat embauche pour pallier ... le manque de fonctionnaires ! et, bien entendu, couvrir des missions sans prendre le risque financier d'une carrière à vie.

Nous voici rendus à l'un des noeuds du problème : fonctionnaires à vie, oui ou non ? Qui dit "fonctionnaire" dit-il aussi "statut particulier" incluant la garantie d'un contrat d'embauche à vie sans la moindre remise en cause ?

Pour assainir un terrain miné depuis longtemps par un encadrement sclérosé, le projet France2022 prévoit de modifier le statut des fonctionnaires. Non pas, évidemment, pour le mettre en péril mais pour sauvegarder le meilleur de la fonction publique. Dans un pays aussi divisé que la France, il serait bien plus sain que chacun fasse, un jour ou l'autre, au cours de sa carrière, l'expérience d'une mission dans la fonction publique pour comprendre, le plus souvent, qu'il n'y a pas lieu d'accuser de tous les maux l'un des fers de lance de notre pays : pour qui veut bien regarder la réalité sans a priori stupide, sans mauvaise foi, on ne rencontre pas plus d'incapables ici qu'ailleurs, dans le public que dans le privé et l'on y trouve autant de serviteurs dévoués qu'en d'autres lieux, autant d'imaginations fertiles et astucieuses que dans les espaces dédiés à la créativité.

Afin de favoriser cette expérience, mieux vaudrait que les fonctionnaires bénéficient de contrats à longue durée mais pas d'un emploi garanti à vie. Mieux vaudrait également que, dans tout foyer fiscal à deux revenus, un seul puisse bénéficier du statut de fonctionnaire afin que s'établisse en France, un réel partage des avantages et des inconvénients d'une situation qui met en péril de nombreux foyers : que les uns bénéficient d'une sécurité maximale quand les autres sont menacés au-delà de leurs forces est en effet insensé. Le moindre choc économique finit par avoir des répercussions désastreuses sur des corps intermédiaires fragilisés par l'absence de régulations de sauvegarde qui donnent à tous les moyens de se protéger des aléas nombreux que réserve l'existence terrestre et que surajoute un environnement mondialisé.

Dans le même esprit, il est nécessaire d'enrichir la fonction publique de l'apport d'une jeunesse aujourd'hui désoeuvrée, déboussolée, sacrifiée, abandonnée. Une solution simple et juste consiste à construire un véritable service civique pour tous, sans exception, qui accorde une part très honorable à l'un des piliers de notre modèle social. Non pas un service civil qui profite seulement aux plus diplômés trouvant là un moyen commode de vivre des expériences exaltantes ou aux entreprises qui ont trouvé là une façon économique d'expatrier des talents mais une mission d'intérêt général et de bien commun, non seulement justifiée par la crise profonde que traverse la France mais encore justifiée par le principe du don réciproque : tout citoyen bénéficiant largement de tous les progrès accomplis en matière d'instruction (sans céder à la critique facile de ce qui existe), de soin, de sécurité, ... se doit, un jour ou l'autre de "donner" à son tour. Les critiques hâtives diront que certains le font déjà par le biais de l'impôt mais voilà bien un argument très faible qui ne s'appuie que sur un aspect du problème et qui oublie l'essentiel.






mardi 21 février 2017

France2022 : Ce que je crois


En 1953, les éditions Grasset lançait la collection : "Ce que je crois", dans laquelle nombre de penseurs de grand talent ont pu faire part de leurs croyances. Un régal et une bénédiction pour tous les esprits libres qui peuvent ainsi goûter la prodigieuse variété et le sel unique de ce partage d'opinions et de convictions.

Nombre de nos politiques feraient bien de s'en inspirer et de nous livrer le fond de leur pensée ! Citoyens appelés à voter (ou plutôt à élire ?), à choisir notre meilleur candidat et son programme censément idéal en ces temps d'élection présidentielle (printemps 2017), nous attendons avec impatience de pouvoir juger sur pièce quelques écrits nous livrant un "ce que je crois" si possible sincère et charpenté.

En vérité, nous attendons plus que cela. Nous attendons bien entendu une adéquation aussi parfaite que possible entre ces croyances exprimées et les actes posés en dépit de la faiblesse humaine qui, pour chacun d'entre nous, se manifeste par un écart parfois gigantesque entre les paroles  et les oeuvres (pour les esprits curieux, voir le comparateur des programmes de l'IFRAP pour la présidentielle 2017).  Nous attendons encore davantage et ce plus se dévoilera tout au long de cette tribune.

Quelques esprits chagrins mégoteront sur le terme "croyances" et défendront celui de "principes", "promesses", "propositions" ou "mesures", ... 

Sourions de cette volonté d'échapper au terme "croyances" comme s'il était tabou ! Une vive lumière éclairera soudain notre esprit embrumé : "Mais, bon sang, de quoi ont-ils donc si peur ?".

Nous découvrirons que ces esprits chagrins ont si peur de croire, si peur d'être dans l'incertitude que certains d'entre eux ont complètement perdu le nord à force de vouloir tout maîtriser, tout contrôler, tout certifier. En veux-tu une illustration cher lecteur ?

Regarde donc ce que la laïcité à la française - 

transcription politique du "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à Dieu" -, chef d'oeuvre de la pensée universelle issu de la réponse magistrale donnée par le Christ à ceux qui essayaient de lui tendre un piège, 

a fini par produire : 

des absurdités sans nom que d'aucuns voudraient, en ces temps d'élection, étendre au plus grand nombre, c'est-à-dire à tous les citoyens au travail ! Quelle folie ! ! Pour tout dire : folie déicide qui prépare des lendemains très douloureux pour le commun des mortels si nous laissions faire ceux qui osent propager les dernières options laïcardes à tout crin.

Toi qui es curieux, agile d'esprit, nous te proposons de chercher quelques temps où le bât blesse et nous reviendrons bientôt pour t'offrir une solution possible à cette énigme. Veux-tu un indice ? En voici un : nos "élites" françaises et même européennes (presque toutes) sont aujourd'hui si frileuses et si peu instruites du fait religieux qu'elles se trouvent complètement dépassées par le souffle conquérant d'un type particulier d'islam qu'un simple bon sens évangélique est pourtant capable d'apprécier à sa très juste valeur ... et de ne pas redouter outre mesure même s'il s'avère terriblement meurtrier dans certaines circonstances précises et en effet se révèle effroyable pour les victimes de ses accès de violence.

Celui qui a du temps devant lui et assez de patience, trouvera quelques clefs de lecture et quelques indices supplémentaires dans deux tribunes plus anciennes du projet France2022 : L'islam en France et Pourquoi deviennent-ils djihadistes ?
   
Un ministère et un gouvernement en perdition ont choisi d'interdire aux fonctionnaires d'exprimer leurs croyances religieuses dans l'exercice de leurs fonctions. Qu'espèrent-ils ainsi ? Museler ceux qui désirent témoigner de leur foi ? Endiguer la montée d'un islam conquérant ? Ne risquent-ils pas, au contraire, de renforcer l'élan d'un mouvement qui trouvera rapidement bien des manières de contourner cet interdit ?

Notons au passage que beaucoup de nos édiles politiques en Europe et en France sont si dépassés par les événements qu'ils n'en sont plus à une contradiction près : tandis qu'ils n'ont cessé de faire reculer les acquis anciens en s'en prenant à des interdits structurant tels que celui de tuer (le tout petit dans le sein de sa mère ou la personne en fin de vie), ils s'imaginent par l'instauration de nouveaux interdits fort contestables pouvoir reprendre le contrôle d'une situation qui leur échappe de plus en plus. 

Tandis qu'ils cherchent en vain à interdire l'expression publique de la foi religieuse, ils tolèrent que s'exprime n'importe quelle opinion sur une multitude de sujets dont aucune autorité digne de ce nom n'est en mesure de réguler les flux. Où est le gain ? D'un côté, des religions multiséculaires qui ont eu le temps de mûrir l'expression de leur foi et de l'autre côté une kyrielle d'officines qui distillent quantité d'informations douteuses que les moyens modernes de communication transmettent à la vitesse de l'éclair.

Pourquoi interdire de propager ce qui s'est construit au fil des siècles et laisser libre cours à tout le reste ? Parce que nous aurions d'un côté des "croyances" sujettes à caution et de l'autre des "certitudes" bien établies ? Quel drôle de parti pris ! Qui ne voit, au contraire, que nous avons affaire de tous côtés à des croyances, c'est-à-dire à des affirmations, des assertions, ... qu'aucun être humain n'est véritablement capable de démontrer ! Qui ne voit que la plupart d'entre nous, faute de temps et de compétences, se trouve chaque jour en train de gober des informations qu'il ne pourra pas vérifier et qu'il devra donc tenir pour vraies ou pour fausses à moins de suspendre son jugement ce qui l'installe cependant aussi dans l'incertitude.

Nous devons à la vérité de reconnaître que nous sommes le plus souvent dans la plus grande incertitude et tant que nous n'acceptons pas l'inconfort de cette situation (mais aussi ses avantages), nous nous crispons sur l'idée que seul le démontrable doit avoir droit de cité dans la sphère publique. Les plus sectaires, quant à eux, décident d'en éliminer les aspects religieux pour ne retenir qu'un reste dont la validité est bien moindre, c'est-à-dire tout un fatras de pseudo-sciences en lesquelles s'amoncellent nombre de présupposés invérifiables (théorie du genre et compagnie par exemple). Ce faisant, ils amputent les sociétés dites modernes d'une richesse insondable et finissent par créer un enfer ... pavé de fausses bonnes intentions.

Il est tout à fait curieux en effet de voir comment un gouvernement aux abois tente d'interdire aux fonctionnaires français d'exprimer leur foi tandis que sur des chaînes publiques à grande diffusion, on peut voir le premier penseur venu nous expliquer doctement que Jésus-Christ est un mythe, qu'Il n'a jamais existé ... faisant ainsi passer tous les martyrs de la foi pour des hurluberlus, tous les chefs d'oeuvre de l'art sacré pour des plaquettes de propagande d'une légende, bien des penseurs pour des charlots et les théologiens pour des farceurs ... Au final, drôle de conception de la laïcité !

A une heure de large audience, nous est donné d'entendre un homme épris d'absolu mais blessé dans sa jeunesse renvoyer une foule de génies : Bach, Mozart, Gustave Doré, Rembrandt, Michel-Ange, Gabriel Fauré, Mendelsohn, Francis Poulenc, Pergolèse, Schubert, Messiaen, Léonard de Vinci ... au rang des naïfs qui ont bâti une oeuvre colossale sur du vent ! Un Messie fabriqué de toutes pièces pour les besoins d'une cause obscure. 

Tandis que l'on interdit à des fonctionnaires qui ont bien les pieds sur terre et la tête au Ciel d'oser dire à leurs élèves ou au citoyen lambda ce qui les anime en profondeur, on laisserait donc le bêtisier d'un traumatisé d'une certaine église grand ouvert devant des enfants tout ouïe, des adolescents en friche et des adultes en mal de direction spirituelle ? Quel mépris pour tant d'hommes et de femmes qui osent se présenter jour après jour devant une jeunesse assoiffée de vérité et en quête de liberté, devant un public qui crève d'ignorance religieuse. Quelle fausse gloire pour notre petit penseur si souvent combattu avec outrance et qui trouve ce jour-là un réconfort bien mal venu. Ce "deux poids, deux mesures" risquent fort de s'effondrer sous peu et l'on plaint par avance tous ceux qui auront contribué aux combats d'arrière garde de tous les paumés de la chose religieuse, de tous ces cuistres qui s'imaginent assez armés pour nous rebâtir un corpus "religieux" digne d'intérêt et d'une fiabilité à toute épreuve ! Comme si un ego nombriliste à souhait pouvait construire quelque-chose de tant soit peu solide ...

mardi 22 novembre 2016

France2022 : L’IVG, un droit fondamental ?




Tous ces êtres qui s'agitent ...
Que cherchent-ils ?
Ils ont tous soif d'avorter de quelque-chose.
Ils n'ont pas la force de laisser mûrir dans leurs entrailles
leur douleur, leur solitude ou leur Dieu,
et ils cherchent des moyens rapides et proches
de se débarrasser de ces choses :
qui les bras d'une femme,
qui une vie facile,
qui les vains jeux de la gloire ou du pouvoir.

Ils ne veulent pas enfanter dans la douleur
mais où est leur gain ?
Ils avortent aussi dans la douleur -
et dans la douleur stérile et sans issue
car l'avortement n'est jamais une délivrance :
le fruit vert arraché se survit dans les entrailles
par une plaie qu'on n'arrache pas.


L'échelle de Jacob

Gustave Thibon




Schafe können sicher weiden,  
Les moutons peuvent paître en sécurité  
Wo ein guter Hirte wacht.  
Là où un bon berger veille.  
Wo Regenten wohl regieren,
Là où les régents gouvernent bien,  
Kann man Ruh und Friede spüren  
On peut sentir le calme et la paix  
Und was Länder glücklich macht.  
Et ce qui rend un pays heureux.


 Extrait de la cantate BWV 208
Johann Sebastian Bach

pour qui prendra le temps ...
d'entendre, d'écouter et de comprendre.




Chicanerie (?) politicienne : un candidat au second tour de la primaire des Républicains en 2017 attaque son rival sur l'IVG, espérant d'une part engranger quelques soutiens supplémentaires pour s'être montré le véritable défenseur de l'IVG contre une supposée remise en cause du droit à l'avortement de la part de son adversaire ; espérant d'autre part lui soutirer des suffrages en le faisant passer pour incohérent et versatile auprès d'électeurs exigeants en matière de rigueur morale ou fervents défenseurs de tout enfant à naître.

Attitude pitoyable et révélatrice d'un triste état d'esprit puisque, à cette heure-là, on comptait sur les doigts d'une main les politiques élu(e)s prêt(e)s à se risquer dans une marche à contre courant, prêt(e)s à contester, enfin, le droit de s'en prendre à un être sans défense. De bonne guerre pensent certains mais, gare à l'effet boomerang, cher Monsieur. D'autant que votre chicanerie s'est appuyée sur un jeu sémantique de fort mauvais aloi : quand votre adversaire a contesté l'adjectif "fondamental", il ne l'a pas fait (hélas) pour remettre en cause une pratique barbare - l'élimination de tout-petits sans défense - mais simplement pour préciser que ce droit d'avorter n'est pas fondamental au sens de "constitutionnel", n'étant pas en effet inscrit dans la Constitution de la Vème république en France. En vous en prenant à lui, pour un gain fort douteux, vous avez simplement ignoré avec superbe ce détail de vocabulaire afin de le faire passer pour un politique inconsistant alors que lui-même rappelle (toujours hélas) qu'il n'a jamais remis en cause le droit d'avorter (*) même si sa conscience, et la vôtre aussi d'ailleurs, réprouve l'acte d'avorter ... mais qui, sauf délabrement intérieur avancé, ne le réprouve au fond de lui-même ?

(*) Heureusement pour lui, il n'a pu participer au vote de la loi puisqu'il n'était pas encore député en 1975. Il ne le fut pour la première fois qu'en 1981, devenant à 27 ans, le benjamin de l'Assemblée Nationale. Un article du "Monde" très détaillé montre qu'il a pris soin de ne pas banaliser l'avortement en votant contre des dispositions ouvrant de plus en plus la dérogation de tuer tout en soutenant malheureusement, en 2014, la résolution réaffirmant "le droit fondamental à l'IVG".

L'IVG, un droit fondamental ? Certainement ... mais pas au sens où l'entend l'agresseur ni même l'offensé. Le droit de tuer des innocents, des fondements de l'avenir, de notre avenir commun. Un droit qui touche si profondément les bases de notre société. Oui, voilà bien un droit fondamental. 

Il est si fondamental ce "droit" à l'IVG que, désormais, qui peut prétendre empêcher le meurtre de l'un ou l'autre d'entre nous ? Qui sommes-nous, les uns et les autres, pour mériter davantage qu'un innocent en germe, le droit de vivre ? Qui nous défendra, les uns et les autres, contre tout barbare qui aura décidé que nous sommes de trop, que nous coûtons ou même risquons de coûter trop cher parce que nous sommes malades, infirmes, handicapés, âgés, au chômage, en surnombre à l'aune d'un calcul malthusien, inutiles aux yeux de quelques puissants. Contre tout barbare qui décrétera que notre religion n'est pas conforme à la révélation divine au nom de laquelle il prétend nous éliminer ? Contre tout barbare qui jugera maladivement et sévèrement notre histoire nationale, du haut de son ignorance crasse et de sa haine tenace ? Contre tout fanatique qui ira jusqu'à remettre en cause l'existence de Jésus (pourquoi pas en théorie ? : chacun doit pouvoir demeurer libre de croire ou non telle ou telle assertion) et qui, se faisant, fera passer ceux qui ont annoncé le contraire pour des menteurs et des mystificateurs puisque cette croyance ancienne a largement précédé sa propre naissance (*) ? Qui nous défendra puisque celui ou celle qui devrait l'être dans le sein de sa mère ne l'est plus du tout par le droit et les juristes français ?

(*) Croire ou ne pas croire, deux attitudes qui paraissent symétriques et se valoir l'une l'autre mais croire suppose un complément d'objet. Selon ce complément, la symétrie est plus ou moins juste. S'il s'agit de croire un fait récent, un récit nouveau ... la symétrie est quasi parfaite. S'agissant de l'existence du Christ qui précède désormais l'existence de tous ceux qui sont nés après Lui, il y a rupture de symétrie : croire que Jésus a existé c'est faire confiance à ceux qui ont témoigné de son existence ; croire le contraire, c'est mettre en doute leur parole. 

Que l'on ne s'étonne pas, ensuite, que nos forces de sécurité - policiers, gendarmes et militaires sur notre territoire ou en OPEX -  soient de plus en plus débordées tous azimuts : le surcroît de travail et l'accroissement du danger qu'elles doivent désormais assumer ne tient pas seulement à un manque de moyens ou à des sous-effectifs ou à une recrudescence de la violence. Nos forces de sécurité ont à faire face à une avalanche de menaces qui abusent de nos faiblesses intrinsèques, ces faiblesses que nous avons laissé prospérer par lâcheté, ignorance et démission. Parmi ces faiblesses : ce que nous infligeons à des tout-petits sans défense au nom d'un droit usurpé, le droit de disposer de la vie d'une personne sans défense, sinon celle qu'une mère (ou un père) qui n'étant pas harcelée par des "proches" ou par le laxisme ambiant, qui n'étant pas mis en difficulté par une situation (et une politique) économique(s) désastreuse, serait en mesure de lui apporter.
          
L'IVG un droit fondamental ? Oui, certainement, puisque son institution a profondément sapé les bases et les fondements de notre droit, ce droit pourtant sensé protéger les plus faibles puisque les forts n'ont pas besoin du droit pour faire valoir leurs intérêts. 

Plus rien n'empêche à présent que d'autres lois, d'autres décrets ou règlements, d'autres exactions, encore plus liberticides, encore plus meurtrières ne s'installent ou ne sévissent en France même si l'avortement atteint en réalité un sommet d'ignominie et paraît quasi indépassable dans l'ordre de l'horreur, fût-il propre pour une médecine qui a perdu le sens du bien et toute référence au Serment d'Hippocrate car nous devons, à la vérité des faits, de dire que cet acte peut se dérouler dans des conditions sordides ainsi que le rappelle avec beaucoup de lucidité, de clairvoyance et de courage Julie Graziani : quand le plus faible n'est même plus protégé par la condition d'une détresse avérée - condition éliminée fin 2016 du texte de loi originel -, par un délai de réflexion d'une semaine - encore supprimé fin 2016 -, qu'en sera-t-il de tous ceux qui se croient à l'abri ? Quand le bois vert est ainsi traité, qu'en sera-t-il du bois sec et du bois mort, c'est-à-dire de chacun d'entre nous, le jour où il basculera en situation de pauvreté radicale et de faiblesse qui le mettra à la merci d'un plus fort que lui ?
         
Qui osera enfin dénoncer, avec le courage et la franchise d'une jeune députée, la supercherie de l'IVG sans redouter de passer pour un conservateur attardé ? Qui osera braver les insultes de tous ceux qui, droits dans leurs bottes, affirment sans rire que le meurtre de l'innocent est "un droit durement acquis pour les femmes" alors qu'il le fut par mensonges, au terme d'un processus rendu houleux par le recours à l'injure et à la dérision, par attisement de la haine et des peurs, tant du côté des partisans de l'avortement que du côté de ses détracteurs ? Alors aussi que, loin d'être "pour" les femmes, ce faux droit se retourne d'abord contre elles en ouvrant des plaies qui durent ensuite pendant des années : dépression, solitude, désenchantement, dépréciation et mésestime de soi, ...

Michel Debré avait dénoncé à l'époque l'un des mensonges (**) les plus grossiers, celui de l'emploi d'un terme laissant croire à une simple mise en suspension (interruption) d'un processus, pourtant arrêté définitivement et de manière irréversible, de sorte que nous devrions parler, non d'IVG mais d'AVG, d'Arrêt volontaire de grossesse, un acte qui comporte tous les éléments du crime odieux (de surcroît organisé) et sans circonstances atténuantes en vérité pour celui ou celle qui le commet : incitation au meurtre par des tiers en bien des cas (parents de la femme enceinte, père biologique de l'enfant assassiné, personnel médical à la botte d'un eugénisme d'un autre âge, ...), préméditation des protagonistes, rémunération de l'exécuteur et acte de pleine conscience (physique et mentale mentale mais non morale) à l'encontre d'une personne n'ayant aucun moyen de se défendre, sans parler de la complicité implicite et tacite, imposée de fait à l'ensemble des contribuables français et de tous les citoyens ; de sorte, enfin, que certains lieux de nos hôpitaux et cliniques ont été transformés en camps de la mort et d'extermination de tous ceux dont personne n'a voulu la poursuite de l'existence parmi nous, soit une hécatombe journalière (en jours ouvrés) d'environ 1000 morts. Que cela se fasse de manière faussement hygiénique en aggrave l'insondable abomination : voilà donc un crime qui se répète selon un rite censé faire disparaître toutes traces compromettantes et qui tend à le rendre aussi banal que n'importe quelle intervention médicale de routine alors qu'il arrive que l'enfant expulsé du sein maternel soit laissé à l'agonie pendant plusieurs minutes.

(**) Rappelons pour mémoire que l'IVG fut dépénalisé à la suite de campagnes organisées par ses partisans qui n'hésitèrent pas à mentir délibérément pour donner l'impression qu'il fallait remédier à une situation catastrophique. Ainsi peut-on lire le nombre farfelu de "un million d'avortements par an" dans le manifeste des 343.

Sans ce droit délétère et si dangereux pour l'avenir de la France comme pour de nombreux pays, nous ne devrions pas être seulement 9 milliards à l'horizon des années 2050 mais beaucoup plus nombreux. Voilà l'un des motifs véritables (***) pour lesquels les zélateurs de l'IVG (et de la stérilisation à grande échelle) s'acharnent à tenir l'indéfendable sous couvert de libre choix, de générosité trompeuse à l'égard des femmes ou de ces enfants qui seraient promis, ipso facto et fatalement, à une vie d'errance, de misère et de désamour si on ne les tuait pas. 

(***) D'autres motifs cachés et déterminants seront analysés ultérieurement tel celui du détournement du sens des mots ou de leur emploi à contre sens. Par exemple : défendre l'avortement au nom de la liberté, c'est se moquer du monde et prendre les autres pour des imbéciles. Aurait-on pareillement l'idée de défendre le vol ou le viol au nom de la liberté de l'agresseur ?

Pour mettre à jour ces motifs cachés, nous étudierons l'avortement sous trois angles qui se complètent : l'avortement comme cause, l'avortement comme conséquence et l'avortement comme signe. Par exemple, l'avortement en tant que cause majeure de chômage et de violence en France ; l'avortement comme conséquence d'un calcul à court terme et d'une détérioration des rapports entre l'homme et la femme ou encore l'avortement comme révélateur d'un combat contre l'intériorité au profit d'externalités fort douteuses.

A la racine de cet acharnement pro IVG, on ne trouvera plus ces bons sentiments qui tentent de justifier l'indéfendable mais la peur viscérale de tous ceux qui redoutent un emballement démographique. Les pauvres diables ne savent pas compter et s'alarment à tort car notre planète Terre n'a pas été conçue pour des esprits pusillanimes mais pour des âmes généreuses et des corps entreprenants, pour des esprits inventifs et prompts à chercher de vrais remèdes non toxiques ; pour des esprits libres ; pour accueillir une multitude de vivants, aussi nombreux que les étoiles du ciel ou que les grains de sable au bord de la mer. 

Qu'ils rentrent en eux mêmes et réfléchissent. Il n'y a pas si longtemps, quelques dizaines d'années à peine - années cinquante, environ 200.000 habitants pour 370 hectares -, le 11ème arrondissement de Paris accueillait une densité de population telle, que cette même densité - environ 54.000 habitants au km2 -, rapportée à la superficie de la France - un demi-million de km2 -, donne une population d'environ 30 MILLIARDS d'êtres humains, seulement en métropole française !

Certes, il n'est pas question de généraliser une densité de population aussi élevée à tout le territoire d'un pays quand elle s'accompagne de misère et de pauvreté mais espérons que nombreux seront, parmi tous nos compatriotes, ceux qui reconnaîtront ou découvriront que la planète Terre offre de la marge, assez de place pour tous, assez d'espace pour ne pas se laisser impressionner ou influencer par les peurs d'origine malthusienne et ne pas subir les conséquences immondes qu'elles engendrent, dans les esprits et les coeurs et jusque dans le sein maternel qui aurait dû rester, plus encore qu'autrefois en ces temps modernes de confort, au moins en certains lieux terrestres tels que la France, un lieu sacré et inviolable, un abri sûr pour les plus petits d'entre nous, qu'ils aient été désirés ou qu'ils soient arrivés par surprise ou par accident voire par imprudence car, choisir la mort de l'innocent comme seul remède, porte en bien des cas, sinon dans tous les cas, les germes d'une attaque sans bornes contre tout gêneur que l'on aura tôt fait de déclarer coupable : si le tout petit ne trouve plus d'avocat, qui prendra notre défense, nous qui sommes capables de tomber, à tout moment, dans des travers, des fautes, délits et crimes, censément répréhensibles, nous qui demeurons, à chaque instant, ou le sujet et/ou l'objet d'une haine incompréhensible ? Voir à ce propos les analyses percutantes du grand économiste Colin Clark qui démonta les mensonges grossiers des Nations Unies et démontra que la planète Terre est capable de nourrir beaucoup plus de personnes que ne le laissent croire ceux qui sont obsédés par le manque et les pénuries.

Qu'on ne s'y trompe pas : n'importe lequel d'entre nous peut devenir un jour le bouc émissaire d'une violence à court de victimes ou de profits malhonnêtes. 

Qui ne voit qu'une violence sourde et aveugle est en train de monter contre le vivant, contre les personnes et les institutions légitimes au profit d'un ordre où règnent, en maîtres, l'argent roi, les profits scandaleux à très brève échéance et leurs adorateurs zélés ? Voir à ce sujet "Main basse sur les vivants" de Monette Vacquin.

Au terme de ce plaidoyer en faveur d'une défense radicale de l'enfant à naître, en France comme ailleurs, il nous reste à réentendre la voix puissante de celui qui a osé braver l'empire soviétique et qui a participé si activement à la décomposition d'une entreprise de haines et de mensonges que cela faillit lui coûter la vie. 

Que jamais la peur ne guide nos choix puisque, même convoqués devant un tribunal ou emprisonnés pour avoir défendu le droit des plus faibles, rien ne pourra nous atteindre et nous empêcher de proclamer, à temps et à contre temps, des vérités qui dérangent le confort des repus, des frileux ou des pusillanimes, c'est-à-dire, hélas en vérité, chacun d'entre nous, dès lors qu'il s'installe comme rentiers d'idées mortes ou de vues idéales bien trop éloignées du réel.

Réel à l'opposé des fausses croyances d'un esprit aveuglé.

Certes, notre lot commun est de préférer parfois l'aveuglement, l'illusion, l'indifférence, le mépris, la fermeture et l'omission quand il faudrait, au contraire, ouvrir les yeux et tenir debout, au pied d'une croix qui cherche à nous anéantir tandis qu'elle est en train de mettre à mort un innocent.

Seul le courage de la vérité nous permettra de sortir, un jour en France, en Europe et ailleurs, de dizaines d'années de mensonges et de meurtres que rien ne justifiait sinon l'ignorance, l'égoïsme et la peur.